Ça commence à sentir bon la Ligue 2... Mais cette fois, Marseille Consolat ne s'emballe pas

FOOTBALL Avec un point de retard sur la 3e place et deux derniers adversaires abordables, le club des quartiers nord de Marseille pourrait s’y voir. Mais il a retenu la leçon de la saison dernière…

Jean Saint-Marc

— 

Consolat passe, ses adversaires trépassent.
Consolat passe, ses adversaires trépassent. — Marseille Consolat
  • Après avoir passé la saison en haut de classement, Marseille Consolat avait manqué la montée l'an dernier.
  • Cette année, c'est plutôt l'inverse... En milieu de tableau toute la saison, les Marseillais ne sont qu'à un point de la troisième place, synonyme de barrage d'accession pour la Ligue 2.

L’an dernier, l’histoire était trop belle pour être vraie. Consolat, pour sa deuxième saison en National, joue les premiers rôles. Un groupe sympa, des bons clients, une étiquette « quartiers nord de Marseille » qui plaît tant à la presse… « On était tellement sollicités qu’on manquait de concentration pour nos propres tâches », se souvient Frédéric Bussutil, responsable de la communication. « On a vendu la peau de l’ours… Dix fois ! » Résultat des courses : le club s’effondre dans la dernière ligne droite et laisse l’ours (ou plutôt Amiens et Orléans) s’échapper.

>> A lire aussi : «Je suis là pour lui dire de se bouger tous les jours», Julien Lopez veille sur son petit frère Maxime

Cette année, c’est le black-out : alors qu’on voulait passer une tête à l’entraînement pour interroger les joueurs et faire quelques photos… Négatif. A deux matchs de la fin de la phase régulière, « on a décidé d’isoler le groupe pendant la semaine. Pour ne pas reproduire les erreurs de l’an dernier », reprend Bussutil, justement arrivé en cours de saison 2015-16, un des symboles de la professionnalisation du club. Comme pour nous rassurer, il précise que tout le monde est logé à la même enseigne « Canal + était là samedi dernier pour notre match contre Boulogne. Ils ont voulu rentrer dans le vestiaire, on a refusé ! Cette fois, on ne se laisse pas emporter. »

Le stade ? Le budget ? Consolat verra plus tard

« On a été tellement déçu l’an dernier, qu’on ne veut pas revivre ça », poursuit le président Jean-Luc Mingallon. OK, on pige bien. Mais dans les bureaux, ni vu ni connu, on prépare quand même une éventuelle montée en Ligue 2, non ? Non. Et pour preuve : rien n’est prêt.

  • Dans quel stade Consolat jouerait ? Pas au Vélodrome, c’est clair : « on a perdu trop de temps et d’énergie avec ça l’an dernier », s’agace Mingallon. « S’il faut sortir de la métropole, aller à Fos-sur-Mer, on ira ! Mais les discussions au sujet du stade Parsemain n’ont pas débuté, assure-t-il. On verra ça après le 28 mai, si on est en barrage ! »
  • Comment boucler un budget de Ligue 2 ? Avec 800.000 euros de budget pour la saison 2016-2017, Consolat a le plus petit portefeuille du championnat de National. En guise de comparaison, le budget moyen en Ligue 2 cette saison avoisinait les 11 millions d’euros. « On aura le temps de faire notre budget… Et puis si on est en Ligue 2, des dizaines de sociétés marseillaises se précipiteront à notre chevet », sourit Mingallon.

>> A lire aussi : Violences après Chambly-Consolat: Le président du club marseillais nie les menaces

Pour faire rêver des investisseurs millionnaires, Consolat doit gagner ses deux prochains matchs : sur la pelouse de la lanterne rouge, Belfort, et à domicile face à Bastia, 16e, qui pourrait être soit déjà condamné, soit déjà sauvé d’ici là. Mais n’allez pas dire à Mingallon que c’est gagné d’avance. « Ce n’est pas face aux équipes du bas de tableau qu’on est les plus brillants… »