VIDEO. Présidentielle: Après le couac du premier tour, un dépouillement sans encombres (ou presque) au bureau des Olives à Marseille

PRESIDENTIELLE Le bureau qui a fait tant parler était cette fois présidée par une élue expérimentée…

Mathilde Ceilles

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Dépouillement au bureau de vote des Olives à Marseille
Dépouillement au bureau de vote des Olives à Marseille — Mathilde Ceilles
  • Au premier tour, un couac dans ce bureau avait retardé les résultats
  • Pour ce second tour, aucun incident majeur ne s'est produit

Il avait retardé l’annonce des résultats au premier tour de près d’une heure. Il y a quinze jours, le président du bureau 1363, situé dans le treizième arrondissement de Marseille, avait disparu avec le procès-verbal, selon une information de nos confrères du Monde, qui précise que ce dernier était « un jeune fonctionnaire réquisitionné pour l’occasion ».

Outre l’anecdote, cet épisode avait fait naître une inquiétude quant à une éventuelle pénurie d’assesseurs au second tour à Marseille. En effet, dans leurs rangs se trouvent d’abord des militants des deux partis au second tour. Or, le Front national ou En Marche! sont loin d’être les forces majoritaires dans la cité phocéenne.

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Des fonctionnaires pour compléter les rangs

Pour éviter les couacs, la mairie a donc lancé un appel à désignation de « 100 présidents et 300 assesseurs pour les 480 bureaux de vote marseillais ». Une formation des présidents des bureaux de vote a été organisée il y a quelques jours. La ville a aussi mis en place le versement d’une indemnité pour les agents municipaux mobilisés : 200 euros pour les présidents et 160 euros pour les assesseurs.

Derrière l’urne de ce fameux bureau 1363, l’équipe a été presque entièrement renouvelée. Seul Joël, désigné par Marine Le Pen, était déjà là il y a quinze jours. Le président est devenue présidente : cette fois, c’est Florence Masse, conseillère municipale socialiste, élue du secteur et expérimentée en la matière, qui tient la barre avec une grande vigilance.

Et on recompte…

A ses côtés se trouvent Christianne, désignée par En Marche, également habituée, et son mari, ainsi que Frédéric, fonctionnaire réquisitionné par la mairie. Dans le bureau voisin, c’est Philippe, chargé de ressources humaines à l’Opéra, qui a été réquisitionné. « J’étais président de secours, et j’ai su jeudi qu’il fallait que je vienne, car il n’y avait pas de président ici, ou il n’est pas venu… », précise-t-il.

Alors que le bureau de vote ferme, Victor et Victoire, un jeune couple de 18 ans, se présente spontanément pour prêter main forte. Le dépouillement commence. Chacun compte les voix dans l’urne. Mais ça commence mal : le chiffre ne correspond pas au nombre de signatures. « C’est normal ? », s’inquiète Victoire, novice en la matière. Florence Masse se veut rassurante, et avec une patience à tout épreuve, chacun recompte… pour enfin tomber d’accord.

Quelques minutes plus tard, dans le bureau d’en face, il y a divergence sur le nombre de blancs. Prudent, Philippe demande à recompter. Régulièrement des points d’étape sont faits pour éviter toute erreur, et faire en sorte qu’en définitive, on retienne l’importante participation dans ces deux bureaux, au-delà des 70 %, et non les couacs du premier tour…

Les résultats par candidat à l’élection présidentielle 2017 

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