L'ex-ville-dortoir aujourd'hui en manque de lits

F. L.

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A Istres, comme ailleurs, le logement devrait être un des thèmes majeurs de la campagne municipale. «Depuis les années 1970, Istres avait pour vocation d'accueillir les gens qui travaillent à Fos-sur-Mer», souligne Alain Aragneau (UMP). Avec le développement de la zone industrialo-portuaire de Fos, ainsi que celui de ses propres zones d'activité, la ville se retrouve à l'étroit. «Les loyers et les prix de l'immobilier ont fortement augmenté», note Jean-Yves Allègre, secrétaire du PC istréen.


«Il faut éponger 950 demandes de HLM en attente», estime François Bernardini (divers-gauche), qui propose «d'utiliser des terrains appartenant à la ville, en partenariat avec le privé». Alain Detavernier (PS) s'inscrit en faux: «Istres est déjà très équipée. La priorité est de baisser les impôts, et de mener une vraie politique d'environnement. Après, peut-être, on fera des logements supplémentaires.»

finances
Tous les candidats s’accordent pour dire qu’il faut apurer les comptes de la ville. Car sa situation financière est délicate: en août, le préfet a dû arrêter lui-même le budget de la ville (67 millions d’euros), présenté en déséquilibre dans la section «fonctionnement» (65 millions).
L’Etat a fixé un plan de redressement des finances courant jusqu’en 2011. La chambre régionale des comptes préconise le non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois, ainsi qu’une hausse des impôts locaux.