Redevenu éligible, Bernardini sent toujours le souffre

F. L.

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La candidature de François Bernardini a replacé les questions d'éthique dans le débat politique, à Istres. Pour son principal challenger, le socialiste Alain Detavernier, il s'agit avant tout d'un combat «pour retrouver une démocratie saine. La technique de Bernardini, c'est le clientélisme.» En 2001, François Bernardini avait été condamné en appel à dix-huit mois de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité pour avoir détourné «afin de favoriser ses intérêts personnels» des fonds d'associations paramunicipales.


En cause notamment : le paiement de sondages politiques et le remboursement de PV.Bernardini dénonce pour sa part une condamnation «disproportionnée». «Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel», assurait-il en décembre dernier. Et face aux accusations de mauvaise gestion de la part des socialistes, il rétorque que c'est le PS qui a géré la ville jusqu'en 2006.

agents
La commune d’Istres consacre les deux tiers de son budget de fonctionnement à payer ses 1 400 agents. En juillet, la chambre régionale des comptes lui a conseillé de réfléchir «à l’utilité des missions remplies».