Var: Bye bye la banque et le restaurant... Et bienvenue à la ferme (bio)

fdf Aurélie et Samy lance une campagne de financement pour créer leur propre ferme... 

Clément Carpentier

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Aurélie au milieu de ses animaux.
Aurélie au milieu de ses animaux. — Aurélie Ilias

Le bonheur est dans le pré comme l’on dit souvent. C’est exactement ce que Samy et Aurélie sont en train de vérifier sur leur terrain de 13 hectares aux Arcs-sur-Argens. Ce jeune couple vient de se lancer dans le développement d’une ferme bio après avoir tout plaqué du jour au lendemain.

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Un vieux projet enfin réalisé

Elle allait à la banque tous les matins après une école de commerce. Lui cuisinait midi et soir pour ses clients après une école hôtelière. Mais, un jour, ils ont dit stop : « On a toujours eu cette idée dans le coin de notre tête depuis notre rencontre, il y a cinq ans. On aime beaucoup la nature », explique la jeune femme de 29 ans, fille d’agriculteur.

Samy sème des graines sur son terrain
Samy sème des graines sur son terrain - Aurélie Ilias

Tout s’accélère l’année dernière, « quand on a commencé à vraiment chercher un terrain. On a aussi suivi des formations à la carte où on a pu voir nos lacunes », poursuit Samy. Eh oui, on ne s’improvise pas maraîcher en un claquement de doigts. Les deux aventuriers ont finalement fini par racheter le terrain familial composé de bois et d’une ancienne carrière pour le baptiser « La Ferme Oamaru ».

« Il y a une autre agriculture de possible »

Place maintenant au maraîchage bio qu’ils veulent développer avec « des semences paysannes qui proposent des légumes différents des grandes surfaces. C’est un peu du militantisme. Il y a une autre agriculture de possible », selon Aurélie. Ils feront aussi un peu d’élevages avec des poules pondeuses puis des chèvres et des moutons.

Le projet d'Aurélie et Samy.
Le projet d'Aurélie et Samy. - Capture écran

L’autre aspect du projet, que le couple fait vivre sur Facebook, est de transformer une vieille caravane en cuisine où ils serviront des plans en plein air sur place. Samy sera bien sûr aux fourneaux « pendant trois mois dans l’année car on ne peut pas plus selon la loi. On espère ouvrir le vendredi, samedi et dimanche. » Le reste du temps, il y aura un magasin pour faire ses courses et le couple va aussi s’associer avec des restaurateurs du coin.

La caravane qui sera transformée en cuisine.
La caravane qui sera transformée en cuisine. - Aurélie Ilias

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Un crowdfunding pour boucler le budget

Mais, évidemment, pour monter un tel projet il faut de l’argent. Ce n’est pas le nerf de la guerre pour rien. C’est pour cette raison que Samy et Aurélie ont lancé une campagne de financement participatif sur BlueBees (site spécialisé dans l’agriculture de demain). À un mois de la fermeture de la cagnotte, ils ont récolté 2.200 euros (sur 6.000).*

Le plan de financement.
Le plan de financement. - Capture écran

Un soutien qui « aide beaucoup et donne de l’énergie » au couple. En effet, ce n’est jamais facile de tout quitter du jour au lendemain même si Aurélie est persuadée que « le projet est viable. » De toute manière, si « l’un a un coup de mou, l’autre est là pour le rassurer. » Ils leur restent maintenant trois pour être prêt pour l’ouverture de leur ferme bio en juin prochain…