Bébé dans le coma à Marseille: Le Conseil d'Etat ordonne la poursuite des traitements de Marwa

JUSTICE La plus haute instance juridique a rejeté la demande de l'hôpital d'arrêter les soins... 

20 Minutes avec AFP

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Des Marseillais sont venus apporter leur soutien aux parents de Marwa
Des Marseillais sont venus apporter leur soutien aux parents de Marwa — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Le Conseil d’Etat a tranché. La demande de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) de « mettre fin aux thérapeutiques actives » et à la « ventilation » de la petite Marwa, bébé lourdement handicapé et admise à l’hôpital de la Timone depuis le 25 septembre dernier pour un virus foudroyant, a été rejetée par la plus haute juridiction administrative française.

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Le Conseil d’État a ordonné la poursuite des traitements du nourrisson, en estimant que cele ne relevait pas d’une « obstination déraisonnable », ce qui est la condition posée par la loi à un arrêt des soins, estimant que cela ne relevait pas d’une « obstination déraisonnable », ce qui est la condition posée par la loi à un arrêt des soins.

La plus haute juridiction administrative, statuant en urgence, a estimé qu’il n’y avait « à ce stade pas de certitude sur (l')état de conscience et (l')évolution à venir » de l’enfant, et il a tenu compte également de « l’opposition déterminée des parents » à l’arrêt des soins de la petite fille de quinze mois, a dit sa porte-parole Suzanne von Coester.

Une bataille entre l’hôpital et les parents

En ordonnant la poursuite des traitements, le Conseil d’Etat prend le parti des parents de la petite qui demandent le maintien en vie alors que des médecins préconisent au contraire l’arrêt des soins.

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Marwa « est consciente mais atteinte d’un déficit moteur majeur » et « irréversible », avaient écrit les médecins dans un rapport au tribunal administratif. Ils avaient aussi confirmé « une atteinte neurologique sévère et définitive ».

Dans un communiqué, l’AP-HM fait savoir qu’elle « prend acte » de cette décision, et ajoute qu’elle « renouvelle tout son soutien à l’équipe médicale et au personnel soignant qui, face à cette situation inédite, à ses retentissements dans les médias et via les réseaux sociaux, ont été particulièrement affectés et éprouvés », avant de préciser qu’elle « partage la douleur de la famille face à cette situation douloureuse ».