Marseille: Logiciel, application, géolocalisation… Ces policiers deviennent «geek»

SECURITE La ville veut développer une «smart police» grâce à ses agents…

Clément Carpentier

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L'armurerie de Jean-Philippe est complètement informatisée.
L'armurerie de Jean-Philippe est complètement informatisée. — Clément CARPENTIER

Ils ne sont pas encore à se balader dans la rue avec un casque de réalité virtuelle sur la tête, mais cela ne saurait tarder. Les agents de la police municipale de Marseille sont en train de devenir des petits génies de l’informatique. Par obligation mais surtout par volonté.

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Une évolution logique

Derrière son écran tactile, Jean-Philippe, par exemple, ne décroche de la journée : « C’est super. Ce sont des outils qui nous ont manqué dans le passé. Ça change mais c’est mieux. » Il gère la toute nouvelle armurerie informatisée, rien ne peut plus lui échapper aujourd’hui au moment d’équiper ses collèges. Il est comme une caissière au supermarché sauf qu’il scanne un revolver, des bombes lacrymogènes, des matraques, des radios…

La traçabilité du matériel a été améliorée grâce à un logiciel.
La traçabilité du matériel a été améliorée grâce à un logiciel. - Clément Carpentier

Finie la paperasse à remplir. La ville veut construire « une smart police à l’image des caméras individuelles que les agents portent depuis peu », à en croire Caroline Pozmentier, adjointe à la mairie chargée de la sécurité. Au-delà des rampes lumineuses qui diffusent un message écrit sur le toit des voitures, les autorités cherchent à mettre le paquet sur le numérique.

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Plus facile, plus vite

Aujourd’hui, chaque agent se déplace avec sa « Game Boy. » Sur celui-ci, il peut vérifier les mains courantes, le stationnement, la fourrière ou encore effectuer un signalement. Marc Labouz, le patron de la police municipale, affirme que « cela facilite le quotidien » de ses 420 policiers, comme le confirme Jean-Philippe, qui « gagne un temps incroyable avec ce matériel. »

Les policiers municipaux peuvent faire leurs signalement depuis cette « gameboy »
Les policiers municipaux peuvent faire leurs signalement depuis cette « gameboy » - Clément Carpentier

Tout est répertorié dans la « Game Boy » avec une actualisation automatique. Comme pour l’armurerie, la traçabilité est donc améliorée et du coup, il n’y a presque plus aucune erreur et personne ne peut s’enfuir avec le matériel. Il existe même une alerte électronique en cas de vol.

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Une meilleure protection

Le troisième volet de cette « smart police », c’est la protection. Des publics avec ces rampes lumineuses ou le bouton signalement mais aussi des policiers municipaux eux-mêmes. Aujourd’hui, un logiciel les géolocalise en permanence. Pour Caroline Pozmentier, « ils ne doivent pas se sentir surveillés, mais protégés ». « Ils ne sont pas là pour nous pister », ajoute Jean-Philippe.

En cas de problème, les agents de la police municipale de Marseille ont même un bouton de détresse. Et les patrouilles peuvent arriver en renfort en quelques minutes.