Prison des Baumettes: Un surveillant mis en examen pour avoir facilité une agression au cutter

JUSTICE Il est aussi suspecté d'avoir facilité une autre agression et d'avoir établi un faux rapport...

20 Minutes avec AFP

— 

Des détenus escortés par des gardiens de prison le 6 mars 2013 aux Baumettes à Marseille
Des détenus escortés par des gardiens de prison le 6 mars 2013 aux Baumettes à Marseille — Anne-Christine Poujoulat AFP

Un surveillant du centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille a été mis en examen, le 23 février, pour avoir ouvert la porte d’une cellule à des détenus qui s’y sont engouffrés afin d’y commettre une agression avec un cutter.

>> A lire aussi : Dans la prison de Tarascon, trois détenus, dont un radicalisé, créent le trouble en refusant de regagner leur cellule

Impliqué dans une affaire similaire l’été dernier

Agé de 33 ans, le gardien a été placé sous contrôle judiciaire par un juge d’instruction marseillais. Il devra pointer au commissariat une fois par semaine et a l’interdiction de se rendre aux Baumettes.

Mis en examen pour mise en danger d’autrui, le surveillant assure que, le 29 décembre 2016, lorsqu’il avait ouvert la porte à deux détenus, il pensait qu’il s’agissait de leur cellule, s’estimant trompé. Le 17 juillet et le 15 août, il aurait cependant agi de la même manière permettant l’accès d’un détenu à une cellule voisine, où son occupant avait été légèrement molesté.

Il aurait établi un faux rapport dans une troisième affaire

L’administration lui reproche par ailleurs d’avoir établi un faux rapport au sujet d’une agression au couteau commise le 29 novembre. Il se voit reprocher d’avoir « entravé le déroulement d’une enquête judiciaire destinée à identifier les auteurs de violences volontaires avec arme, en procédant à la réintégration prématurée des détenus présents dans la coursive où avait eu lieu l’agression et parmi lesquels se trouvaient nécessairement les auteurs ».

>> A lire aussi : Un détenu des Baumettes poignardé dans sa douche

« Ce surveillant est un élément qui, en onze ans de pénitentiaire, n’a jamais attiré l’attention sur lui, affirme son avocate maître Marina Laure. Ce qui lui est reproché relève d’éventuelles fautes professionnelles non intentionnelles dues à un manque de moyens manifeste et à un épuisement qui l’avait conduit en arrêt maladie. »