Marseille: Des étudiants s'affrontent dans un «Business Game» pendant 24 non-stop

ECONOMIE Le but est d'apprendre à gérer une entreprise comme des grands...

Clément Carpentier

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Des étudiants pendant un concours précédent.
Des étudiants pendant un concours précédent. — AMU

Prix de vente, production, marketing, achat, investissement… Pendant toute une journée, 156 étudiants vont avoir le cerveau en ébullition ! Pas question de faire faillite lors de leur « Business Game », organisé par l’association d’Aix-Marseille-Provence-Méditerranée, mercredi et jeudi.

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Pas besoin de notions en économie

L’objectif est simple : faire gérer des entreprises virtuelles concurrentes par des étudiants issus des différentes universités du coin (Aix-Marseille,Toulon,Avignon et Vaucluse), de l’Ecole Centrale de Marseille et de l’Institut d’Etudes Politiques. Le tournoi est « ouvert à tous les élèves. Il n’y a pas besoin d’avoir de notions en économie. D’ailleurs, on a même des étudiants en médecine ou en droit », affirme Pierre Granier.

Le doyen de la faculté d’économie et de gestion, qui accueille l’événement, a retenu 52 équipes de trois joueurs. Elena sera au rendez-vous avec deux copines pour « essayer de gagner (rires) mais avant tout parce qu’on aime ce genre de jeu. C’est vraiment cool et c’est un bon entraînement. » Eh oui peut-être qu’un jour, cette jeune femme de 23 ans dirigera sa propre entreprise.

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Une nuit de tractations 

Pour l’instant, elle est en master de négociation internationale et interculturelle à Aix-en-Provence. En 24h, elle va gérer son entreprise sur deux ans en réalité car le but est « vraiment d’être confronté à la réalité, de prendre des décisions, d’avoir du recul et de prendre tout en compte. »

Les étudiants auront 24h pour développer leur entreprise.
Les étudiants auront 24h pour développer leur entreprise. - AMU

Et pour ça pas question de fermer l’œil à en croire Pierre Granier : « Dans ce genre de tournoi, la nuit est très vivante. En plus, ils pourront négocier entre eux cette fois-ci ». Le café risque donc de couler à flots car « il y a toujours un esprit de compétition même s’il est sain. Ça met un peu de stress », rappelle Elena.

Et pourquoi pas se faire remarquer 

Le lendemain, les meilleurs passent devant un jury de professionnels qui les départagent. Avec de belles récompenses à la clé (1.500 euros de bons FNAC pour les gagnants du « Business Game ») pour un événement totalement gratuit au départ.

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La jeune étudiante aixoise, elle, « espère aussi faire des rencontres » que ce soit avec des camarades qui viennent d’un autre univers ou surtout avec des chefs d’entreprise car « c’est toujours un moyen de se faire repérer ». Ce serait, en effet, la cerise sur le gâteau…