Vaucluse: Aucune piste privilégiée après l'explosion de 3.000 bouteilles de gaz

FAITS DIVERS On ne sait toujours pas s’il s’agit « d’un accident industriel ou d’un acte malveillant »…

C.C avec AFP
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Il ne reste plus rien de l'usine de stockage de bouteilles de gaz.
Il ne reste plus rien de l'usine de stockage de bouteilles de gaz. — Franck PENNANT

Aucune piste n’est privilégiée après l’incendie d’un centre de stockage de bouteilles de gaz dans une zone isolée du Vaucluse qui a provoqué une série d’explosions spectaculaires dans la nuit de vendredi à samedi, sans faire de victime. Quelque 40 tonnes de gaz ont explosé, à raison de 13 kg de gaz par bouteille, pour un total de plus de 3.000 bouteilles explosées.

Des constatations qui vont durer plusieurs jours

« Au regard des premières investigations diligentées, rien ne permet de privilégier une hypothèse d’enquête au détriment d’une autre, qu’il s’agisse d’un accident industriel ou d’un acte malveillant », a indiqué le procureur de la République de Carpentras. Pierre Gagnoud ajoute que « les constatations à mettre en œuvre sont d’une ampleur particulière et vont vraisemblablement durer plusieurs jours. »



Il a précisé que le relevé d’indices avait été confié au laboratoire interrégional de police scientifique de Marseille, ainsi qu’aux techniciens en investigation criminelle du Vaucluse. L’enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Marseille, appuyée par les militaires d’Orange et de Châteauneuf-du-Pape.

Des habitants encore sous le choc

« Les bouteilles de gaz pleuvaient sur le jardin, on avait l’impression que des obus tombaient sur nous. Nos enfants sont traumatisés », a raconté Virginie un témoin vivant à 50 mètres du site à Jonquières.

« Les pompiers nous ont appelés pour nous dire de rester chez nous », poursuit Mme Grangeon. « Après les explosions, on nous a demandé d’évacuer et on s’est retrouvés au gymnase avec les voisins. On a toujours dit que c’était dangereux cet entrepôt de gaz proche des maisons, maintenant on en a la preuve. »

« Ça aurait pu être dramatique » pour le préfet

« On a eu beaucoup de chance, ça aurait pu être dramatique », a estimé Bernard Gonzalez, préfet du Vaucluse. La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dréal) va vérifier « la situation administrative » de l’entrepôt, une installation classée pour l’environnement (ICPE) soumise à déclaration.

Les constatations sont en cours sur le site de la Jonquierres.
Les constatations sont en cours sur le site de la Jonquierres. - Franck PENNANT

Le directeur logistique qui gère le site, Christian Le Naour, n’avait « aucune idée » de l’origine du sinistre. Les bonbonnes de gaz ne sont « pas un produit dangereux en soi ». « Nous ne savons pas si l’incendie provient de l’usine ou d’un poids lourd », ont indiqué les gendarmes, précisant que deux maisons avaient été gravement endommagées.