Bouches-du-Rhône: Une Aixoise en finale du concours Bocuse

CUISINE Sarah Houlbert fait partie des six cuisiniers amateurs qui ont été retenus pour participer à cette prestigieuse compétition…

Mathilde Ceilles
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Sarah dans sa cuisine
Sarah dans sa cuisine — Sarah Houlbert

Ils étaient 52 au départ. Ce vendredi, ils ne seront plus que six à participer à la finale du concours amateur « Cuisine et Emotions » dans ce temple de la cuisine qu’est l' Institut Paul Bocuse à Lyon. Sarah Houlbert, habitante d’Aix-en-Provence, représentera la région PACA du haut de ses 26 ans. La jeune femme espère convaincre le jury présidé par Alain Le Cossec, meilleur ouvrier de France, avec son millefeuille sucré à la pomme de terre et sorbet à la vodka. Rencontre.



Pourquoi vous êtes-vous inscrite à ce concours ?

En fait, ce sont mes proches qui m’ont poussé à le faire. J’ai toujours aimé la cuisine, je cuisine depuis toute petite. Mais en faire mon métier, ça ne m’a jamais traversé l’esprit. Je suis paysagiste, donc rien à voir ! (rires). Mais j’ai beaucoup de livres de cuisine chez moi, de magazines. Un jour, j’étais au salon de la gastronomie de Caen, et des proches m’ont poussé à participer à un concours de cuisine qui s’y déroulait. Et j’ai gagné le premier prix ! Une fois retournée dans le Sud, mes amis m’ont dit : « Nous aussi, on veut goûter tes plats quand tu fais tes concours ! »

Le jury de la précédente édition
Le jury de la précédente édition - Institut Paul Bocuse

J’ai regardé les modalités de ce concours. Il fallait concevoir une recette et l’envoyer. J’aime bien tout ça, le graphisme. Je l’ai fait pour moi quoi… Il y avait 52 dossiers, je pensais vraiment pas être dans les 6 derniers. Quand j’ai reçu le mail, j’ai demandé à mon collègue de le lire trois fois. Je n’arrivais pas à y croire !

Comment vous préparez-vous ?

Il faudra cuisiner la recette que j’ai envoyée, conformément au thème de cette année qui est « Sublimer la pomme de terre ». Alors, depuis une semaine, je la prépare tous les soirs. C’est mes voisins qui sont contents, ils en profitent bien ! (rires). Il faut aussi se chronométrer, ça, on a chacun une heure et demie pour réaliser cette recette, présentation comprise. Ça met énormément de pression et c’est assez limite, il va falloir suivre le timing. Et puis, moi, ma cuisine, je la connais, mon four, je le connais. Là c’est un four que je connais pas… Et pas de possibilité de repérage.

Les finalistes de l'édition 2016
Les finalistes de l'édition 2016 - Institut Paul Bocuse

Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques heures de cette finale ?

Je suis stressée, mais c’est un stress positif. On va être observée au niveau de la technique, de la propreté… Ça va être impressionnant. Chez moi, quand je cuisine, la propreté… c’est pas ça ! (rires), J’espère que les chefs me donneront des conseils pour améliorer encore et encore cette recette. C’est déjà une victoire pour moi de faire partie des six finalistes. Je vais essayer de faire quelque chose de beau visuellement et de bon, et de ne pas être ridicule !