Conditions atmosphériques, décors: à Aix-en-Provence, on peut grimper un col sans sortir de la salle de sport

FITNESS C'est une première en France assurent les gérants...

Jean Saint-Marc

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« Chute à l'arrière, on rejoint la moto deux en queue de peloton ! »
« Chute à l'arrière, on rejoint la moto deux en queue de peloton ! » — Metabolik Aix

« Du biking connecté immersif en hypoxie » : c’est par cette formule scientifico-anglo-kamouloxienne qu’une salle de sport aixoise vend son nouveau concept. On a passé quelques coups de fils, fait quelques recherches Google pour vous traduire. Ça donne : un cours de fitness où l’on grimpe virtuellement un col (biking connecté), face à un écran de 15 mètres carrés où défilent les paysages (immersif). Le tout dans une salle à l’air appauvri en oxygène, comme en altitude (hypoxie, bingo !).

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« Vous avez votre avatar l’écran, avec les six autres participants vous faites des mini-challenges, “qui prend la tête, qui roule derrière…” C’est un petit peloton virtuel » : Cyril Fievet est le manager commercial de Metabolik Aix, la salle qui vient de faire ce « très lourd investissement » pour être la première en France à associer les deux technologies.

Jusqu’à 5.000 mètres d’altitude !

Un compresseur a été installé sur le toit, il pressurise ou dépressurise l’air d’une pièce de 30 mètres carrés où sont installés les sept vélos connectés. « On peut simuler les conditions jusqu’à 5.000 mètres d’altitude, reprend Cyril Fievet. Dans ces conditions, le corps produit plus de globules rouges et on stimule son cardio et ses capacités pulmonaires. » Tellement efficace que des sportifs professionnels, notamment les handballeurs du PAUC, viennent parfois s’entraîner chez Metabolik.

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Seulement 14 % d’oxygène dans l’air (quand la machine est poussée à fond), cela peut sembler un peu barbare… « Je trouve ça sympa, surtout le système de l’écran, assure Julie, 26 ans, utilisatrice du dispositif deux à trois fois par semaine. On ne s’ennuie pas. C’est comme si on était en extérieur ! » Sauf qu’il n’y a jamais de circulation, ni vent ni pluie, et que la température est toujours agréable (et qu’à la place du grand air des Alpes, vous avez l’odeur de transpi de votre voisin de vélo).

Entre 39 et 99 euros par mois

Accessoirement, être sept jours sur sept, H24 devant un écran, ce ne serait pas un peu flippant ? Pas du tout, assure Jean-Marc Charpentier, directeur général de la société Hitech Fitness, qui commercialise ces vélos « SPIVI » : « Des produits de nos concurrents permettent de lire leurs mails sur un tapis de course.. Ça, c’est improductif ! Nous, on permet de s’évader, même devant un écran ! »

Pour cette évasion 2.0, comptez, par mois, entre 39 (sans coach mais avec un accès complet à la salle) et 99 euros (avec cinq cours par semaine).

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