Dimitri Payet à l'OM: «Mon choix était clair depuis le début !» D'ailleurs, il a accepté de baisser son salaire...

FOOTBALL Ce n'est «pas un sacrifice» dit-il...

J.S.-M.

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Dimitri Payet lors de sa présentation à la presse, le 30 janvier.
Dimitri Payet lors de sa présentation à la presse, le 30 janvier. — A.-C. Poujoulat / AFP

Ce n’était pas dans le Powerpoint mais Jacques-Henri Eyraud a tenu à le préciser, au moment de présenter Dimitri Payet à la presse. « En venant ici, il accepte une diminution significative de sa rémunération. Le foot français souffre d’un déficit de compétitivité, en Premier League le salaire moyen est 3,3 fois supérieur à celui en Ligue 1. »

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S’il jouait pour l’argent Payet « serait déjà dans un autre pays »

La « discipline » est la quatrième lettre de l’abécédaire que Jacques-Henri Eyraud serine à chaque présentation de joueur (adhésion-besoin-cohérence-discipline donc)… Le président marseillais est donc très content de son coup, à la fois sur le montant du transfert (25 millions de livres) et sur le salaire à payer pendant quatre saisons et demie (et sans doute une en bonus, si on comprend bien les sous-entendus).

« Ça n’a pas été un sacrifice, l’argent n’est pas ma motivation première, a précisé Dimitri Payet, tout sourire, costard noir et mèche peroxydée. Si je jouais pour l’argent, je serais dans un autre pays. Je ne dis pas que ce ne sera pas le cas dans plusieurs années mais pas le cas aujourd’hui ! »

L’OM méritait bien un petit bras de fer !

On le comprend en filigrane de cette première déclaration : Dimitri Payet voulait à tout prix revenir « à la maison », pour un projet qui l’a tout de suite séduit : « Certains m’ont demandé pourquoi ce retour, pourquoi l’OM ? Je veux jouer les premiers rôles, je sais qu’avec ce projet l’OM va jouer les premiers rôles », a lancé l’international, qui garde d’excellents souvenirs de sa dernière saison marseillaise : « le Vélodrome plein à chaque match, jouer le titre jusqu’à très peu de journées avant la fin… Ce sont des émotions qu’on ne trouve pas beaucoup dans une carrière. »

Des émotions qui méritaient bien un petit bras de fer, mot que le joueur a fini par lâcher après une longue hésitation, évoquant d’ailleurs une « période compliquée », sur laquelle il promet de s’expliquer ultérieurement. Il a aussi lâché (c’est le cas de le dire, pardon) un joli lapsus scatologique. On se marre bien en conférence de presse, en ce moment, à l’OM…

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