Cris de singe contre Balotelli à Bastia : La Licra va porter plainte

INFO «20 Minutes» La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémisme veut porter l'affaire devant les tribunaux...

Jean Saint-Marc

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Mario Balotelli, en décembre, à Nice
Mario Balotelli, en décembre, à Nice — NSJ Sports/Shutterstock/SIPA

« C’est gravissime » : voilà la réaction de Sabrina Goldman, avocate et vice-présidente de la Licra, lorsque nous lui avons montré la vidéo des cris de singe proférés contre Mario Balotelli lors de l’échauffement avant la rencontre Bastia-Nice, ce vendredi.

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« On va saisir le club, la ligue et le procureur de la République. On va porter plainte en début de semaine, d’autant plus que, sur cette vidéo, les personnes sont clairement identifiables », précise Sabrina Goldman à 20 Minutes.

Pour elle, de nombreuses sanctions peuvent être prises : interdiction de stade contre les « supporters » identifiés, fermeture de tribune, sanctions financières… « Les autorités peuvent agir très fortement contre cette plaie du football. Ce n’est pas nouveau, ces faits ne sont malheureusement pas rares… Certes, ce n’est qu’une poignée de supporters. Mais ça a un nom, ce sont des injures racistes, de la provocation à la haine raciale. Ce ne sont pas de simples moqueries de stade. »

La Licra dénonce « l’hypocrisie » du club

Dans un communiqué, la LFP (Ligue de football professionnel) a « condamné avec la plus grande fermeté les auteurs de ces agissements, qui n’ont rien à faire dans un stade de football ». Le sujet sera abordé jeudi en commission de discipline.

LeSporting Club de Bastia a, lui, réagi au message posté sur Instagram par Mario Balotelli dans un communiqué de presse : « N’ayant à aucun moment constaté ni été informé hier soir, tant par les arbitres, les délégués, ni par aucun membre de l’OGC Nice d’un quelconque incident de ce type, c’est avec stupéfaction que notre club a découvert ces accusations a posteriori. »

Dans L’Equipe ce dimanche, le directeur des services généraux du SC Bastia Anthony Agostini jugeait qu’il n’y avait « pas grand-chose » dans les images de beIN Sports. « C’est de l’hypocrisie, bien sûr qu’il faut une enquête poussée, qu’il faut tout vérifier, mais on ne peut pas dire qu’il n’y a aucun élément sur la vidéo », s’étrangle Sabrina Goldman.

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