Mama Galledou : de trois à neuf ans de prison pour cinq des six accusés

JUSTICE La peine la plus lourde est attribuée au jeune homme qui avait jeté le mouchoir enflammé...

avec AFP

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Mama Galledou a témoigné "sans mélo", selon son avocat, jeudi matin, au procès de deux des incendiaires présumés d'un bus à Marseille en octobre 2006, dans lequel elle avait été grièvement brûlée.
Mama Galledou a témoigné "sans mélo", selon son avocat, jeudi matin, au procès de deux des incendiaires présumés d'un bus à Marseille en octobre 2006, dans lequel elle avait été grièvement brûlée. — Michel Gangné AFP/Archives
Cinq des six incendiaires d'un bus marseillais dans lequel la jeune Mama Galledou avait été grièvement brûlée en 2006 ont été condamnés à Aix-en-Provence à des peines allant de cinq ans dont deux avec sursis à neuf ans de prison, l'un des accusés ayant été acquitté.

La peine la plus lourde - neuf ans - a été attribuée au jeune homme qui, le soir du 28 octobre 2006, avait jeté un mouchoir enflammé dans le bus.

Deux des accusés qui étaient tous mineurs au moment des faits, ont été condamnés à une peine de sept ans d'emprisonnement. L'un de leurs avocats, Me Thierry Ospital a affirmé avoir «le sentiment d'un verdict équilibré». «Les jurés ont tenu compte du quartier, des personnalités des accusés et des rôles de chacun car les peines sont graduées», a-t-il estimé.

Des peines de cinq ans dont deux avec sursis et un avec sursis ont été prononcées contre deux autres accusés tandis que le dernier a été acquitté.

Les peines prononcées par la cour d'assises des mineurs sont plus faibles que celles qui avaient été requises par la représentante du parquet général. Vendredi matin, elle avait demandé des peines allant de 5 ans de prison à 15 de réclusion.


Un procès «moins inutile»

Plus tôt vendredi, la défense de Mama Galledou avait jugé jeudi que le procès d'assises de cette affaire avait été «moins inutile» que la première audience de septembre, grâce aux aveux de l'un des six accusés. «Ces aveux rendent ce procès moins inutile que le premier», a affirmé Me Jean Boudot.

Mercredi, alors que les jeunes gens avaient jusqu'alors refusé de préciser quelle part avait pris chacun dans le déclenchement de l'incendie du 28 octobre 2006, l'un d'entre eux avait effectivement parlé. Mama Galledou «considère ces aveux comme une étape importante. Ca lui permet de mettre une explication sur ce qui s'est passé et dont elle souffre encore», avait affirmé l'avocat.