La justice allemande renonce à des poursuites après le crash de la Germanwings

JUSTICE En France, une enquête pour homicides involontaires est toujours instruite à Marseille…

C.C avec AFP

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Recherches sur les lieux du crash d'un A320 de Germanwings, près de Seyne-les-Alpes, le 26 mars 2015
Recherches sur les lieux du crash d'un A320 de Germanwings, près de Seyne-les-Alpes, le 26 mars 2015 — Anne-Christine Poujoulat AFP

La justice allemande a annoncé ce lundi qu’elle classait sans poursuites son enquête sur le crash de l’avion de Germanwings dans les Alpes françaises en mars 2015, alors que les investigations se poursuivent en France. Le crash de l’appareil, qui ralliait Barcelone à Düsseldorf, a fait 150 morts (dont 72 Allemands et 50 Espagnols).

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L’enquête a déterminé que le crash de l’avion a été délibérément provoqué par le copilote de 27 ans, Andreas Lubitz, dépressif et suicidaire, qui a profité de l’absence momentanée du commandant de bord pour s’enfermer dans le cockpit et précipiter l’avion sur la montagne.

Pas de négligence de la part des médecins

« Les investigations n’ont pas apporté d’indices suffisants ni tangibles sur des responsabilités extérieures de personnes encore vivantes » dans l’entourage familial ou médical du pilote et au sein de son entreprise, a indiqué Christoph Kumpa, porte-parole du parquet de Düsseldorf.

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Photo fournie le 27 mars 2015 montrant le co-pilote de Germanwings Andreas Lubitz à Hambourg, le 13 septembre 2009
Photo fournie le 27 mars 2015 montrant le co-pilote de Germanwings Andreas Lubitz à Hambourg, le 13 septembre 2009 - Foto Team Mueller FOTO TEAM MUELLER

Les enquêteurs allemands ont tenté de déterminer s’il y avait eu des négligences de la part des médecins qui ont examiné Lubitz et qui n’auraient pas fait part de ses troubles dépressifs à son employeur Germanwings, la filiale low cost de Lufthansa.

Il a consulté 41 fois en cinq ans ! 

Les proches des victimes ont également introduit une procédure aux Etats-Unis contre l’école de pilotage par laquelle est passée Andreas Lubitz, habilité à voler alors qu’il avait été examiné par de nombreux médecins les années avant la catastrophe.

Persuadé qu’il était en train de perdre la vue, ce que les analyses n’ont en rien confirmé, il avait consulté 41 médecins dans les cinq années précédentes, dont plusieurs psychiatres.

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En France, une enquête pour homicides involontaires est toujours instruite à Marseille (sud-est) afin de déterminer le niveau de connaissance de la compagnie concernant l’état mental du copilote, une procédure qui pourrait le cas échéant déboucher sur un procès.