Var: Le maire envoie la police à l'école pour montrer son opposition à la tenue d'un cours d'arabe

POLEMIQUE Les policiers devaient déposer un pli...

Jean Saint-Marc

— 

Illustration d'un élève dans une école primaire, ici en 2016 à Rennes.
Illustration d'un élève dans une école primaire, ici en 2016 à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La polémique avait démarré à la rentrée 2016 : une mère d’élève de l’école Reynier de Six-Fours-Les-Plages assure que sa fille va devoir suivre des cours d’arabe. Le Monde avait révélé qu’il s’agissait en fait d’un gros malentendu, monté en épingle par l’extrême droite : les cours étaient en réalité facultatifs, et proposés en dehors des heures d’école.

>> A lire aussi : Un maire de l'Hérault refuse des cours d'arabe à l'école

Cela n’a pas empêché le député-maire Les Républicains Jean-Sébastien Vialatte de se saisir de l’affaire : il l’avait exprimé au rectorat à l’époque et on vient d’apprendre qu’il a même envoyé des policiers devant l’établissement « pour manifester son opposition ».

Auprès de la chaîne LCI, il s’en explique : « Ils sont allés signifier à une personne [l’enseignant, ndlr] qui voulait rentrer dans l’école que la mairie ne donnait pas son accord. La mairie est responsable de ce qui se passe à l’école en dehors du temps scolaire. Elle veut donner son accord. De plus, il est assez courant que la police municipale aille porter des plis. Il s’agit d’un personnage que je ne connais pas, qui n’est pas payé par l’Education nationale, et à propos de qui je n’ai aucune assurance. »

Le tribunal administratif avait été saisi par le préfet du Var. Le juge des référés a décidé de donner raison au maire de Six-Fours-Les-Plages. Il considère qu’il n’y a pas eu « d’obstacle effectif à l’enseignement », les policiers étant uniquement chargés de remettre une enveloppe.

>> A lire aussi : Cours d'arabe au CP, «dans le supérieur, l’enseignement de l’arabe n’est pas du tout stigmatisé»

Toujours selon LCI la personne chargée du cours d’arabe au départ n’intervient finalement plus, aujourd’hui, dans l’école.