Marseille: Après avoir investi la gare, le piano en libre-service s'installe à l'hôpital de la Timone

MUSIQUE L’atmosphère créée par le piano est bien éloignée de l’environnement hospitalier habituel…

Basile Caillaud

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Un piano est désormais en libre-service à l'hôpital de la Timone à Marseille.
Un piano est désormais en libre-service à l'hôpital de la Timone à Marseille. — Basile Caillaud

« Plutôt que de regarder la télé dans ma chambre, je préfère être là. » Arnaud, la cinquantaine, a quitté sa chambre de l’hôpital de la Timone pour venir apprécier le concert du Chœur de l’Opéra de Marseille. L’événement a été organisé dans le cadre de l’inauguration d’un piano, nouveau venu dans le hall d’accueil de la Timone 2. Ce nouvel arrivant, un droit Colmann, n’a pas quitté le hall de l’hôpital marseillais à l’issue du concert jeudi après-midi. Et il ne décampera plus.

L’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) l’a effectivement acquis pour le mettre en permanence à disposition de tous. « Les patients peuvent en profiter avant ou après une consultation, leur famille aussi lorsqu’ils rendent visite. Le personnel de l’hôpital également », se félicite le professeur Jean-Michel Bartoli, responsable du service de radiologie à la Timone.

« Le bruit ne dérange personne »

C’est une des manipulatrices radio sous les ordres du professeur Bartoli qui a eu l’idée de ce piano, il y a deux ans. « L’idée a fait son chemin, personne n’était contre. Cela a pris du temps car nous sommes un bâtiment public, qui plus est un hôpital. Il y a beaucoup de contraintes », explique Jean-Michel Bartoli.

L’endroit choisi pour son installation – le hall de Timone 2 – est le fruit d’une longue réflexion. « C’est un bâtiment médico-technique, il y a beaucoup de bureaux. Nous sommes au rez-de-chaussée et il n’y a pas de personnes hospitalisées avant le cinquième étage. Le bruit ne dérange pas du coup », note le professeur.

Sortir du quotidien

Pour ces mêmes patients, le bénéfice lié à cepiano en libre-service est tout trouvé, à en croire le responsable du service de radiologie : « Cela détend, divertit. L’hôpital, ce n’est pas qu’une souffrance. Et puis ça change de la télévision, de la radio ou du journal, enfermé dans sa chambre. Pour une personne malade, tout ce qui sort du quotidien est important. »

L’instrument de musique a été acquis par l’AP-HM à son prix de revient (non-communiqué). Une mutuelle a aidé au financement. Une société marseillaise spécialisée dans les instruments de musique passera régulièrement accorder le piano.