Marseille: Eddy Tir condamné à 25 ans de prison pour le meurtre d'un adolescent

JUSTICE Eddy Tir, 33 condamnations inscrites à son casier judiciaire, avait nié le meurtre, se disant « victime d’un complot »...

20 Minutes avec AFP

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Aix en provence le 5 janvier 2010 - Rentrée solennelle des magistrats du tribunal d'aix en provence
Aix en provence le 5 janvier 2010 - Rentrée solennelle des magistrats du tribunal d'aix en provence — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Kamel El Mehli avait été tué au pied de son immeuble de la cité La Castellane. Eddy Tir, jeune caïd des quartiers nord de Marseille, a été condamné jeudi aux assises à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre à la kalachnikov en bande organisée de l’adolescent âgé de 17 ans en 2011, et son coaccusé à 15 ans de réclusion.

Devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, l’avocat général avait requis la veille trente ans de réclusion assortie d’une peine de sûreté des deux tiers à l’encontre d’Eddy Tir, âgé de 25 ans, et vingt ans contre son coaccusé Seyni Demba, 23 ans.

« Je l’ai eu le caïd ! »

Le père du jeune Kamel El Mehli, « rafalé » à la Kalachnikov le 22 décembre 2011, a crié de joie en apprenant le verdict, lançant : « je l’ai eu le caïd ! », tandis que la mère de la jeune victime s’effondrait sous la peine.

« 15 ans pour Seyni c’est pas assez, c’était son frère, c’est pas assez ! », a-t-elle hurlé devant le Palais de justice.

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Kamel El Mehli avait été tué au pied de son immeuble de la cité La Castellane. Le soir du meurtre, l’adolescent avait fait une tournée des bars avec Seyni Demba, son ami d’enfance, et Eddy Tir, qui fréquentait depuis quelques mois seulement la Castellane.

Eddy Tir se dit « victime d’un complot »

Les deux jeunes hommes avaient eu un différend avec Kamel avant le meurtre. Trois mois plus tôt, dans un bar, Eddy Tir avait été blessé à la cuisse d’un coup de couteau par l’adolescent. Seyni Demba s’était battu avec ce dernier deux jours plus tôt, et avait eu l’arcade sourcilière entaillée au cutter.

Pendant le procès qui a duré une semaine, l’accusation a soutenu que Seyni Demba avait attiré son ami de toujours dans un piège, en simulant une réconciliation le soir du drame, pour le laisser ensuite exécuter par Eddy Tir, qui possédait une kalachnikov.

Eddy Tir, 33 condamnations inscrites à son casier judiciaire, avait nié le meurtre, se disant « victime d’un complot » ourdi par les habitants de La Castellane.