Bouches-du-Rhône: Le quotidien La Marseillaise dépose le bilan

MÉDIAS En attendant la décision du tribunal de commerce, le journal continue à paraître...

B.C. avec AFP

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En attendant la décision du tribunal de commerce, le journal continue à paraître...
En attendant la décision du tribunal de commerce, le journal continue à paraître... — Anne-Christine Poujoulat AFP

Le quotidien régional La Marseillaise, fondé pendant la Résistance et ancré à gauche, a annoncé mercredi déposer le bilan et espérer un placement en redressement judiciaire.

« Notre journal continue de paraître et le tribunal examinera notre situation dans les jours qui viennent », affirment ses dirigeants dans un message aux lecteurs. Une entreprise est en cessation de paiements lorsque l’argent dont elle dispose, l’actif disponible, ne lui permet pas de régler ses dettes à temps.

Plus d’abonnés depuis huit mois

« Nous entendons présenter un plan de continuation de l’activité », déclarent les dirigeants du journal, soulignant que La Marseillaise, qui emploie 117 salariés dont 57 journalistes, avait gagné 15 % d’abonnés depuis sa nouvelle formule sortie en mars 2016. Le journal fondé en 1943, avait déjà été placé en redressement judiciaire en novembre 2014, jusqu’à son rachat en avril 2015 par les Editions des Fédérées, dirigées par Pierre Dharréville, par ailleurs secrétaire départemental du Parti communiste.

Le quotidien explique pâtir de recettes publicitaires trop faibles, qui « n’ont pas été à la hauteur des prévisions raisonnables » qui avaient été faites, et du fait qu’il ne soit pas adossé à un grand groupe : « Nos fonds propres n’avaient rien de comparable avec ceux investis par les grands propriétaires qui jouent les racheteurs de journaux. »

« Nous offrons un autre regard sur l’actualité »

La Marseillaise est le dernier journal français né pendant la Résistance à continuer de paraître, a souligné son président délégué Fabrice Lecomte : « Nous offrons un autre regard sur l’actualité », sur six départements, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-de-Haute-Provence, Vaucluse, Hérault et Gard.

« Nous n’imaginons pas, dans ce moment d’affaiblissement de la République, qu’on laisse La Marseillaise seule face à ses problèmes. Nous entendons trouver des leviers pour faire face, parce qu’aujourd’hui comme hier, nous pensons que La Marseillaise doit vivre », soulignent les dirigeants.