Une famille de libraires se suicide à Marseille

MARSEILLE Avant, le couple et leur fils avaient écrit à la presse et au Président...

C. F.

— 

«Aujourd'hui, nous avons décidé tous les trois d'en finir avec notre putain de vie.» La lettre est arrivée trop tard. Anthony, 25 ans, Richard, 52 ans et Olga, 50 ans, étaient déjà morts quand les policiers sont arrivés dans leur pavillon du 13e arrondissement à Marseille, mardi. Seul le chien, blessé à la patte par balle, a été retrouvé vivant. Le chat, lui, n’a pas survécu.

La veille, la famille avait envoyé le scénario de son funeste projet à ses proches, ainsi qu’a «La Provence» et au chef de l'Etat, auquel ils réclamaient «des obsèques religieuses, malgré le suicide».

«Confessions d'un enfant dont la vie a basculé»

Selon les premières informations recueillies par les enquêteurs, qui demeuraient très prudents sur les circonstances exactes du drame, le fils serait mort par balle. La mère aurait été victime d'une intoxication liée à l'absorption conjuguée de médicaments et d'une forte dose d'alcool. Quant au père, il a été retrouvé pendu mais a également été touché par une balle à la tête, a-t-on ajouté de source judiciaire.

Dans un cahier d’écolier rouge, intitulé «Confessions d'un enfant dont la vie a basculé», le fils Antony évoque des problèmes financiers et de santé. Selon «La Provence», la famille se débattait dans une situation financière très difficile. Le couple avait racheté une librairie il y a 25 ans, et n'arrivait plus à éponger un déficit de l'ordre de 30.000€. Olga, la mère, souffrait également de la maladie de Parkinson depuis plusieurs mois et se retrouvait plongée dans une profonde dépression dans laquelle s'étaient aussi peu à peu enfoncés le père et son fils.