OM: Lifting en cours au centre de formation

FOOTBALL Des changements devraient être annoncés prochainement...

C.L.
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Le centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus de l'Olympique de Marseille en mars 2016
Le centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus de l'Olympique de Marseille en mars 2016 — BORIS HORVAT

La saison des grands travaux continue à Marseille. Aussi attendu que celui de la L2 – la rocade marseillaise annoncée depuis 30 ans pour désengorger le centre-ville – la nouvelle direction marseillaise s’attaque au chantier du centre de formation de l’Olympique de Marseille. Frank McCourt et Jacques-Henri Eyraud l’ont assuré à plusieurs reprises, ils veulent recruter local et investir une bonne partie des 200 millions d’euros promis  dans les jeunes du club.

« On est en pleine restructuration »

Les deux hommes n’ont pas habitués les supporters marseillais à se traîner pour réformer. En presque 20 jours, ils ont changé de coach, de directeur sportif, trusté les médias et lancé un plan pour remodeler le Vélodrome. Sur le dossier de la formation aussi, les choses bougent. Tout l’état-major du centre de formation s’est réuni mercredi et une annonce sera, d’après nos sources, faite prochainement. « On est en pleine restructuration », confirme Robert Nazaretian, le vice-président de l’association OM, sans vouloir dévoiler le contenu du projet. Des réflexions préliminaires ? Non, « on est en train de faire, corrige le numéro deux, on se parle ».

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Les jeunes, eux, de la CFA aux plus petits, sentent le bouillonnement qui grandit autour d’eux. La volonté des nouveaux dirigeants de miser sur la formation est « une bonne nouvelle pour nous, ne cache pas un joueur des U19, c’est un rêve de pouvoir jouer dans le groupe pro. » Et ils se démènent plus que jamais pour se faire remarquer. « On voit que le coach Garcia met en avant les jeunes donc ça nous motive encore plus pour y arriver », avoue la recrue. Si aucune annonce ni présentation officielle avec les dirigeants n’ont encore été faites, « certaines choses se mettent en place », nous assure-t-on.

L’exemple Maxime Lopez

Jacques-Henri Eyraud qui s’étonnait il y a peu « de voir que l’association et le club ne travaillaient pas bien ensemble », entend renouer les liens. La formation est LE point noir du club. Sous la coupe de l’association OM dirigée par Jean-Pierre Foucault, le centre de formation n’est, comme l’équipe féminine, pas géré par le club. Et le partenariat entre les deux entités ne fonctionne pas.

« L’OM est perçu comme un club acheteur et non formateur », résumait Diego Murzi, auteur d’une étude comparative entre le centre de formation olympien et celui d’Estudiantes de la Plata, club argentin, dans So Foot. Symbole ultime, le départ de Bilal Boutobba. En mars dernier, le milieu prometteur de 17 ans a refusé de signer un contrat professionnel avec l’OM. « J’ai besoin d’un projet sportif et il n’y en a pas ! avait lâché le joueur avant de s’envoler vers le FC Séville. Si je signe à l’OM, je sais que je me perds. »

Maxime Lopez à Clermont le 26 octobre 2016
Maxime Lopez à Clermont le 26 octobre 2016 - THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Il s’agira cette saison d’éviter un Boutobba 2 avec Boubacar Kamara. Le contrat du joueur en tant qu’aspirant pro se termine en juin et d’ici là, les dirigeants olympiens devraient tout faire pour qu’il ne cède pas aux sirènes des clubs anglais et allemands qui le courtisent. L’éclosion de Maxime Lopez, professionnalisé en 2014 et titularisé deux fois à Clermont puis contre Bordeaux semble augurer de meilleurs rapports. « Ça donne de l’espoir et de l’envie, c’est un peu notre exemple, confie-t-on chez les jeunes. Sa réussite il la mérite car il travaille beaucoup. » Qui a parlé de chômer à la Commanderie ces jours-ci ?