Marseille: Des policiers ayant manifesté convoqués par leur hiérarchie

SÉCURITÉ Une trentaine de fonctionnaires ont fait l’objet d’un « rappel à la règle » après avoir manifesté à Marseille…

M.L. avec AFP

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Manifestation de policiers dans les rues de Marseille (illustration).
Manifestation de policiers dans les rues de Marseille (illustration). — BERTRAND LANGLOIS / AFP

Vendredi, une trentaine de policiers, ayant manifesté à Marseille au cours des dernières 24 heures, ont été convoqués par leur hiérarchie pour un « ferme rappel à la règle », a-t-on appris auprès du préfet de police.

« On ne comprend donc pas pourquoi les manifestations se poursuivent »

« Il y a 48h heures le ministre de la Justice a fait des annonces, il s’agit de mesures fortes qui répondent en grande partie aux attentes, et avec un calendrier de mise en place assez serré, on ne comprend donc pas pourquoi les manifestations se poursuivent », a déclaré le préfet de police de Marseille, Laurent Nunez, évoquant un rassemblement vendredi midi et dans la nuit de jeudi à vendredi.

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« La DDSP a convoqué les fonctionnaires qui ont manifesté hier (jeudi) nuit, et j’ai reçu les manifestants de ce midi (vendredi). Il n’y aura pas de sanction ni de mise à pied, mais il s’agit de fermement rappeler les règles », a ajouté le préfet, affirmant que les concertations avec les syndicats de police avaient commencé dès lundi et qu’il recevrait les non-syndiqués le 2 novembre.

Cinq cents policiers en soutien

Selon La Provence, vendredi, devant l’Hôtel de police, ce sont près de 500 agents qui sont venus soutenir leurs collègues convoqués. Le préfet a souligné le caractère « illégal » des manifestations qui ont eu lieu dans toute la France depuis le 17 octobre, « avec l’utilisation des voitures de police, des brassards, parfois pendant les heures de service ».

Mercredi, le gouvernement a annoncé le déblocage d’une enveloppe de 250 millions d’euros et des mesures répondant à la plupart des revendications des policiers, en espérant calmer le mouvement. Depuis, quelques rassemblements, sans banderoles ni chefs de file, ont eu lieu, mais non comparables à ceux des jours précédents.