Le musée de l'OM de David
Le musée de l'OM de David — CL

FOOTBALL

David a son propre musée de l’OM dans le couloir de son appart

Le supporter collectionne plus de 700 pièces en lien avec le club marseillais...

« L’OM c’est toute ma vie ». David n’est pas le seul à dire ça mais c’est sans doute un des rares supporters à posséder un musée perso dédié à son club. Et quand on habite en banlieue parisienne, le manque se comble comme on peut.

Pour ce supporter contrarié, c’est en collectionnant plus de 700 pièces. Tout a commencé avec quelques places et deux trois pin’s. Dans un coin du salon. Cinq ans plus tard, c’est tout le couloir, entre l’entrée et la salle de bain, qui est tapissé de vestiges de l’Olympique de Marseille.

Les gants de Steve
Les gants de Steve - CL

Raisonnable (ou raisonnée par son épouse qui tolère « pour le moment »), David n’acquiert qu’un objet par semaine, le plus souvent en se baladant sur des sites d’enchères ou d’occasion bien connus, quitte à chercher en Angleterre ou en Allemagne. « J’ai trouvé un gars une fois qui vendait des maillots de l’OM, 5 ou 10 euros, se souvient le passionné, je lui ai tout pris, le mec a halluciné. » David veut tout : de la simple place de match amical aux gants dédicacés de Steve Mandanda, son deuxième objet préféré.

THE badge
THE badge - CL

Le premier fait sa fierté :

« J’ai trouvé une pièce, j’étais fou, c’est le badge qu’avaient tous les dirigeants de l’OM à Munich [le 26 mai 1993 lors de la finale de la Ligue des champions], je l’ai payé 2,50 euros mais ça vaut plus. Je m’en fous du prix, c’est la valeur qui compte »

Posters, porte-clés, figurines, archives de journaux, chaque objet, coûteux ou pas a sa place dans le musée de David, au millimètre près. C’est que le Parisien, dans sa vie de tous les jours est agent technique du musée d’histoire de Rueil-Malmaison, sa ville des Hauts-de-Seine.

Écharpe au plafond, froid sur le balcon
Écharpe au plafond, froid sur le balcon - CL

Dans la deuxième galerie dont il s’occupe, c’est aussi lui qui met en place les expositions et gère la pièce de la fameuse momie égyptienne découverte en mai. « Honnêtement, je prends à cœur mon travail, se confesse David mais l’OM passe au dessus. ». On s’en serait douté.

Michel Delarocca, gardien de but de l'OM dans les années 60
Michel Delarocca, gardien de but de l'OM dans les années 60 - CL

Intarissable sur son panthéon perso, David passe de longues heures à méditer devant ses trouvailles. « J’y vais, je nettoie, je regarde, dit-il simplement, surtout les veilles de match, je vais dans mon musée, je regarde le parcours. Chaque match, c’est une histoire pour moi. »