Marseille: 931 personnes radicalisées signalées dans le département

SECURITE Le préfet de région Stéphane Bouillon et le préfet de police des Bouches-du-Rhône Laurent Nunez ont rencontré les élus du département dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la radicalisation…

Samia Belbachir

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Le préfet de police des Bouches-du-Rhône Laurent Nunez et le préfet de la région Paca Stéphane Bouillon luttent ensemble contre la radicalisation.
Le préfet de police des Bouches-du-Rhône Laurent Nunez et le préfet de la région Paca Stéphane Bouillon luttent ensemble contre la radicalisation. — Samia Belbachir

Les maires des communes sont incités à signaler les individus radicalisés de leur commune dans le cadre du plan de prévention et de lutte contre la radicalisation lancé par le gouvernement.

On parle là de personnes fragiles et sous influence, le but étant de prévenir le passage à l’acte. Les élus disposent des moyens classiques de signalement, via leur police municipale ou la gendarmerie, mais aussi d’un numéro vert gratuit et accessible à tous (0800.005.696).

Capture d'écran de la vidéo
Capture d'écran de la vidéo - Gourvenement / Dailymotion

Près de 1.000 signalements

Aujourd’hui 931 signalements ont été enregistrés par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, dont 15 % concernent des mineurs. « Une grande majorité de ces signalements sont des cas non violents », précise Stéphane Bouillon, préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Parmi ces personnes radicalisées, une centaine, dont la radicalisation est plus sérieuse, fait l’objet d’un suivi plus rapproché, mais aucun n’est fiché S. Plusieurs d’entre eux sont actuellement incarcérés.

« Les signalements sont étudiés au cas par cas, une évaluation est réalisée par des enquêteurs et un suivi est mis en place en fonction du degré de radicalisation » explique Laurent Nunez, préfet de police des Bouches-du-Rhône.

Suivi médical ou scolaire

L’accompagnement social passe notamment par « un suivi médical, un retour à l’emploi ou à l’école pour les plus jeunes. Nous travaillons aussi avec les familles parce qu’elles sont souvent le dernier lien que ces personnes ont avec la société », explique Yves Rousset, préfet délégué à l’égalité des chances.

En mai dernier le Premier ministre annonçait aussi la création d’ici fin 2017, de centres de réinsertion pour personnes radicalisées dans chaque région. En Paca le lieu n’a pas encore été dévoilé.