Marseille: La Foire voit sa fréquentation diminuer et pense à la gratuité

ECONOMIE La manifestation accuse une baisse de 9%...

M.P.

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A l'entrée de la Foire
A l'entrée de la Foire — M.P

La Foire de Marseille a attiré moins de monde cette année qu’en 2015. Selon les organisateurs, près de 300 000 personnes se sont rendues au parc Chanot, soit une baisse de 9 %. Et encore, « nous étions partis sur une hypothèse de 15 à 20 %, indique Catherine Casadei, directrice générale de la SAFIM. En fait, 9 %, c’est limite inespérée ». D’autres foires, en France, enregistreraient des baisses pouvant aller jusqu’à 40 %, affirme-t-elle.

Cette diminution s’explique, selon elle, par la « conjoncture économique et la baisse du pouvoir d’achat (…). Les gens consomment différemment et un peu moins ». Mais le « climat sécuritaire » explique également cette baisse de la fréquentation. « Le public a peur de fréquenter… Des lieux publics justement », reprend-elle. L’organisation a pourtant augmenté son budget sécurité de 40 %. Elle y a consacré environ 400 000 euros.

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Une journée gratuite pour les femmes

Pour stopper cette érosion de la fréquentation, les organisateurs travaillent sur au moins deux pistes pour la prochaine édition. D’abord, « accompagner les exposants » pour améliorer l’accueil, le rapport qualité-prix et « gérer leurs contacts post-Foire ». « Il faut qu’on les aide, indique Catherine Casadei. Vu la conjoncture, on ne peut pas se permettre d’être moyen ».

La deuxième piste de réflexion concerne la gratuité de la manifestation. « Le ticket d’entrée n’a pas changé depuis 2004, souligne Richard Latière, directeur des manifestations à la SAFIM. Mais ce qui n’était pas cher en 2004 l’est devenu manifestement aujourd’hui ». Cette année, la Foire a organisé une journée gratuite pour les femmes. Effet immédiat avec un bond de la fréquentation de 50 %.

« Cela nous incite forcément à réfléchir, reconnaît Catherine Casadei. On ira sans doute par palier et il faudra penser à la place de la billetterie parce que cela représente un certain chiffre d’affaires, en même temps que du personnel. Et il faudra peut-être penser au développement de nouveaux services (…). En tout cas, c’est une vraie réflexion que nous devons mener ».