Corse: Trois jeunes nationalistes jugés pour un attentat à la voiture bélier

JUSTICE L'un des prévenus, en cavale, est le petit-fils de Charles Pieri...

20 Minutes avec AFP

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Le drapeau corse (illustration)
Le drapeau corse (illustration) — Stephan Agostini afp.com

Trois jeunes nationalistes corses comparaissent devant la cour d’assises spéciale pour un attentat à la voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte en 2012. Âgés de 22 à 24 ans, Nicolas Battini, Stéphane Tomasini et Joseph-Marie Verdi, membres de Ghjuventu Indipendentista (Jeunesse indépendantiste), seront notamment poursuivis pour destruction ou dégradation de biens par l’effet d’une substance explosive et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme.

Les deux premiers avaient été arrêtés fin mai 2013. Le troisième accusé, Joseph-Marie Verdi, petit-fils de Charles Pieri, ancien dirigeant du FLNC, est en fuite depuis le printemps 2013. Il est visé par un mandat d’arrêt.

ADN et renseignement anonyme

Le 1er avril 2012, vers 2h du matin, une voiture défonçait la grille de la sous-préfecture et pénétrait dans sa cour. Elle avait été incendiée et un engin explosif, qui n’avait pas fonctionné, avait été retrouvé. Le véhicule, une Peugeot 207, venait d’être volé à ses occupants, braqués par trois hommes cagoulés et armés d’un fusil de chasse.

L’enquête s’était rapidement orientée vers le syndicat étudiant Ghjuventu Indipendentista, implanté à l’université de Corte. En garde à vue, deux proches de Nicolas Battini l’ont mis en cause dans l’attaque. Son ADN a été retrouvé dans une maison abandonnée à Corte où les enquêteurs ont découvert du matériel utilisé pour l’attaque de la sous-préfecture.

Joseph-Marie Verdi est mis en cause par un renseignement anonyme et au moins un témoignage. Son ADN a aussi été retrouvé sur une affiche électorale et sur un masque de carnaval abandonné près des gendarmes menacés avant l’attaque. Le procès doit durer jusqu’au 7 octobre.