Le MoDem cherche encore sa tête

Frédéric Legrand - ©2007 20 minutes

— 

Sonder pour trancher. Le Mouvement démocrate (MoDem) devrait lancer en fin de semaine un sondage afin de déterminer qui est le plus populaire de ses candidats à l'investiture pour les municipales à Marseille. Le parti de François Bayrou avait acté mi-octobre le principe d'une candidature indépendante au premier tour des municipales. La commission électorale du MoDem n'avait cependant pas choisi sa tête de liste à Marseille, où s'affrontent trois prétendants : Jacques Rocca-Serra, président départemental de l'ancienne UDF et adjoint au maire, Jean-Luc Bennahmias, député européen et conseiller régional, ex-Verts rallié au MoDem après la présidentielle, et Miloud Boualem (ex-UDF), adjoint au maire des 1er et 7e arrondissements. « La décision sera prise après ce sondage, qui n'a pas encore été fait », explique Jean-Luc Bennahmias. « Le sondage devrait être lancé en fin de semaine sur un échantillon de 2 000 électeurs marseillais, précise Jacques Rocca-Serra. Il y aura des questions sur les candidats, mais aussi sur des thèmes de campagne. »

Les résultats pourraient être connus mi-novembre. La campagne pour les municipales s'annonce difficile : François Bayrou affiche une volonté d'autonomie par rapport à l'UMP, alors que plusieurs figures locales du parti, dont Jacques Rocca-Serra et Miloud Boualem, participent à la majorité UMP-UDF de Marseille. « L'alliance avec Jean-Claude Gaudin, c'est Bayrou qui l'a voulue aux élections de 2001, rappelle Jacques Rocca-Serra. Aujourd'hui, il veut tester l'influence du MoDem. Pour le deuxième tour, il y aura des accords à la carte, ville par ville. » Le choix de la tête de liste pourrait cependant constituer un signal en direction de l'UMP ou du PS. « Pour le moment, le MoDem ressemble un peu à une armée mexicaine, estime Miloud Boualem. Il faut rapidement choisir un candidat pour travailler sur notre programme. » Proche de Jean-Luc Bennahmias, Christophe Madrolle assure que des groupes de travail thématiques se réunissent déjà « secteur par secteur ».