Marseille: Le Belem en ouverture de Septembre en mer

SOCIETE L'événement vise à démontrer que Marseille est capable d'organiser de grands rassemblement nautiques...

M.P.

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Le Belem
Le Belem — Aurélien Bertrand

Les amoureux de la mer et les passionnés de la voile ont rendez-vous ce week-end pour le lancement de la nouvelle édition de Septembre en mer. L’événement, qui dure jusqu’au 2 octobre, démarre dimanche avec la « grande parade maritime Marseille-Provence », à partir de 14 heures, entre l’escale Borély, l’anse du Pharo et le Vieux-Port.

Elle est tirée cette année par un bâtiment d’exception, le Belem. Ce fleuron du patrimoine est le dernier des grands voiliers de commerce français du 19e siècle encore naviguant. Depuis son lancement en 1896, ce trois-mâts fut un navire de commerce, puis un yacht de plaisance britannique, un navire-école italien avant d’être racheté par la Caisse d’Epargne en 1979.

Le Gyptis
Le Gyptis - Christine Durand

Une lettre de soutien

Avec le Gyptis, réplique de l’épave du navire grec, le Belem sera l’attraction principale de cette « grande parade », qui vise à démontrer, entre autres choses, que Marseille prépare sérieusement sa candidature aux Jeux Olympiques de 2024. Paris a en effet choisi la ville pour organiser les épreuves de voile et elle a été préférée à Brest, Le Havre, Hyères, le Morbihan et la Rochelle.

Derrière le Belem et le Gyptis, les organisateurs espèrent donc réunir 2024 embarcations de toutes sortes : bateaux à voile, barquettes, avirons, paddle et même jet-ski. Autre symbole « olympique », le Marseillais Denis Gargaud-Chanut, médaillé d’or en canoë au JO de Rio, et Hélène Defrance, médaillée de bronze en dériveur, remettront à Jean-Claude Gaudin une lettre de soutien à la candidature de Paris.

« L’objectif, c’est de montrer que l’on peut être tous ensemble pour réussir cet objectif, indique Amapola Ventron, directrice de l’Office de la mer. L’enjeu, c’est de montrer notre force, notre savoir-faire et notre capacité à organiser ce genre de rassemblement ». Le choix de Marseille pour organiser les épreuves de voile n’allait pas forcément de soi et a d'ailleurs fait grincer quelques dents. Le maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, a ainsi parlé d’un « triste jour pour la voile française » en apprenant la nouvelle.

Des centaines de milliers de visiteurs sont attendus pour les fêtes maritimes de Brest.
Des centaines de milliers de visiteurs sont attendus pour les fêtes maritimes de Brest. - Brest 2016

Pas d’Hermione ni de Belle Poule

Mais maintenant qu’elle a été choisie, Marseille doit prouver qu’elle peut être une « métropole de la mer ». A l’Office de la mer, on rappelle que le territoire métropolitain (92 communes) est « le premier pôle de plaisance en France avec 34 ports sur sa façade maritime ». Pour autant, la seule ville de Marseille est encore loin de rivaliser avec Brest capable d’accueillir, lors des Fêtes maritimes internationales, des centaines de voiliers et de vieux gréements prestigieux comme L’Hermione, La Belle Poule ou le Cuauhtémoc, ainsi que des milliers de marins venus du monde entier.

Le défilé de barquettes, d'avirons ou de jet-ski, « c’est moins spectaculaire, reconnaît Amapola Ventron. Mais nous sommes dans l’authentique (…). Nous avons voulu faire du local. Et puis, 2000 bateaux sur l’eau, ce sera quand même un très beau rassemblement ».