Corse: Le procureur général de Bastia appelle à «casser la spirale de la violence»

JUSTICE Le magistrat dément par ailleurs les rumeurs sur un projet d’attentat en Corse…

20 Minutes avec AFP

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Pendant une manifestation après les événements de Sisco.
Pendant une manifestation après les événements de Sisco. — AFP

Le procureur général de Bastia Franck Rastoul appelle lundi chacun à « faire son maximum (…) afin de casser la spirale de la violence » en Corse. « Chacun doit faire son maximum, quelle que soit sa place, ses responsabilités », déclare-t-il dans les colonnes du Parisien/Aujourd’hui en France.

« La crainte (d’une spirale de violence) existe ici, mais elle existe partout en France et au-delà. Ce serait donc une erreur de lui donner une résonance particulière qui aurait un effet amplificateur », ajoute-t-il.

Pas de stigmatisation

Le magistrat poursuit : « La situation en Corse est d’évidence tendue mais n’a rien pour autant de très spécifique. Ces tensions existent partout en France…). Il ne faut donc pas stigmatiser la Corse et les Corses ».

Le 13 août, une rixe avait opposé des Marocains de Furiani et des villageois de Sisco. Selon le parquet, trois frères marocains et leur famille ont voulu se réserver la crique, intimidant ceux qui s’approchaient, jusqu’à une altercation avec un jeune Siscais, bientôt rejoint par d’autres. Cinq hommes doivent être jugés le 15 septembre devant le tribunal correctionnel de Bastia.

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Rumeurs d’attentat

Dans son interview, Franck Rastoul assure également qu'« aucune enquête judiciaire » n’est ouverte « sur un éventuel projet d’attentat en Corse ». Les « rumeurs » qui circulent actuellement en Corse « ne sont pas fondées ».

« J’entends un jour qu’un attentat a été déjoué à Calvi, le lendemain à Saint-Florent (…) Une rumeur a aussi fait état d’un projet d’attaque visant (la discothèque) le Via Notte. Une perquisition administrative a immédiatement été menée, mais les éléments recueillis n’ont pas permis de confirmer cette hypothèse, explique le magistrat. Il y a eu de nombreuses perquisitions administratives dans le cadre de l’état d’urgence, mais aucune n’a pour l’instant entraîné la découverte d’éléments susceptibles d’asseoir une enquête antiterroriste ».