Bouches-du-Rhône: La journée «burkini» au parc aquatique annulée

SOCIÉTÉ Prévue le 10 septembre, la journée « burkini » au Speedwater Park n’aura finalement pas lieu…

Mikael Libert

— 

Une femme porte un burkini (à gauche) dans une piscine (illustration).
Une femme porte un burkini (à gauche) dans une piscine (illustration). — CEM OZDEL/A.A./SIPA

La polémique semble avoir eu raison de la journée « burkini ». Selon le site internet Marsactu, le maire de la commune de Pennes-Mirabeau, près de Marseille, a annoncé l’annulation de la journée réservée aux femmes musulmanes au parc aquatique Speedwater.

Journée privée

C’est l’association socioculturelle pour les femmes musulmanes, Smile13, qui avait organisé cette sortie piscine prévue le 10 septembre au parc aquatique de la petite commune de Pennes-Mirabeau. Sur l’affiche de promotion de l’événement, il était écrit de « ne pas venir en deux pièces (parties doivent être cachées de la poitrine aux genoux) » et que le parc aquatique, privatisé pour l’occasion, « autorise exceptionnellement burkini/jilbeb de bain ». Une polémique était née avec, à l’origine, des élus de droite et d’extrême droite.

Le maire confirme l’annulation

Lundi, le maire de Pennes-Mirabeau, Michel Amiel, a confirmé au site Marsactu que l’événement était annulé en accord avec la direction du parc aquatique. La nouvelle a été relayée ce mardi sur la page Facebook de la commune : « nous pouvons confirmer, qu’en concertation avec La Ville des Pennes-Mirabeau, la société Speedwater a décidé de ne pas donner suite à la journée dite Burkini ».

Dans un communiqué commun, envoyé à l’AFP, les deux parties expliquent « Ni Speedwater Park, ni la Ville des Pennes-Mirabeau ne souhaitent être le théâtre de troubles à l’ordre public qui seraient engendrés par des enjeux qui dépassent leurs activités ou territoires ».

>> A lire aussi : Tout comprendre à la polémique autour d'une sortie «burkini»

Contactée par 20 Minutes, l’association Smile13 n’était pas joignable ce mardi matin. Sur la page Facebook de l’association, il n’y avait aucune réaction suite à la décision de la mairie et du parc. Mais, face aux menaces reçues, notamment des balles de revolver envoyées par courrier, Smile13 dit avoir « saisi le Collectif contre l’islamophobie en France ».