Agression au couteau dans un VVF: Un geste déplacé à l'origine du drame?

JUSTICE L’homme de 37 ans qui a agressé au couteau une femme et ses trois filles mardi matin dans un VVF des Hautes-Alpes serait schizophrène…

B.C.
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L'agression a eu lieu au VVF Lagrand, à Garde-Colombe dans les Hautes-Alpes.
L'agression a eu lieu au VVF Lagrand, à Garde-Colombe dans les Hautes-Alpes. — Google Street View

Il manque encore des pièces au puzzle pour comprendre ce qui a poussé un homme de 37 ans à poignarder mardi matin une vacancière et ses trois filles dans un village vacances des Hautes-Alpes, à Garde-Colombe.

Un jour après les faits, Raphaël Balland, le procureur de la République de Gap, a indiqué que le père et mari des victimes, qui sont toutes tirées d’affaire, avait croisé le suspect juste après les faits. L’agresseur lui aurait alors déclaré : « tu n’aurais pas dû faire ça devant ma femme ». Et il aurait joint le geste à la parole en se grattant « au niveau de l’entrejambe par-dessus son short ».

Une attitude que le père de famille ne se rappelle pas avoir eue devant la femme du suspect dont l’appartement était voisin du sien. Les deux familles n’avaient pas eu ni mots ni différends depuis le début de leur séjour.

Schizophrénie selon l’agresseur

Pour le magistrat il semble « difficilement compréhensible qu’un tel geste puisse être à l’origine d’une agression aussi grave commise par une personne qui serait saine d’esprit ou dénuée de toute démarche idéologique ».

Mais, lors de son audition, l’homme placé en garde à vue a indiqué qu’il « souffrirait de dépression, mais aussi de schizophrénie depuis plusieurs années ». Selon sa famille, il serait ainsi suivi et en invalidité depuis 2009.

La piste d’un acte lié à une radicalisation semble écartée. Le Marocain de 37 ans pratique avec modération sa religion et « les perquisitions et premières exploitations des documents et objets saisis n’ont mis en évidence aucun phénomène de particulière radicalisation de type islamiste », a précisé Raphaël Balland, le procureur de la République.

Il indique toutefois dans un communiqué un incident au cours de la garde à vue. « Refusant qu’on lui prenne ses empreintes, il a crié à trois reprises : " Allah akbar" ». L’homme devrait être présenté jeudi à un juge d’instruction.