Marseille: Des kiosques à journaux fermés deviennent des conciergeries

SOCIÉTÉ Trois kiosques ont ouvert en ville...

A.R.
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Un kiosque à journaux transformé en conciergerie.
Un kiosque à journaux transformé en conciergerie. — A.R

Certaines choses, elle ne peut « plus les faire seule ». « Nettoyer les vitres par exemple ou monter certaines courses ». Geneviève est donc venue se renseigner à la nouvelle conciergerie de son quartier, sur « le chemin de la maison ». Mais pas question de faire affaire de suite, elle demandera des devis.

Le service, disponible depuis quelques semaines à Marseille, s’est installé dans trois kiosques à journaux jusqu’alors fermés, à Puget (6e), à Endoume (7e) et sur le Prado (8e).

Il propose à ses clients de faire les courses, de promener le chien, faire le ménage, gérer des locations Airbnb, etc.

« Travailler à l’échelle d’un quartier »

« L’idée est de travailler à l’échelle d’un quartier, de créer de la proximité, assure Sébastien Prudhomme, le gérant deDomino services, entreprise spécialisée dans les services à la personne, fondateur des conciergeries Vidéal. Comme nous sommes au cœur du quartier, nous sommes capables de rendre des visites de courtoisie rapides, pour aller voir une personne âgée et s’assurer que tout va bien, pour monter le journal, le pain », assure l’entrepreneur.

Dans chaque kiosque, un concierge pilote l’activité et le planning de trois salariés. « Pour moi, la proximité est très importante à l’échelle d’un quartier, raconte Corinne, concierge au Prado. Le contact direct avec le client et notre réponse rapide me satisfait. » Selon Domino services, 460 personnes se sont déjà renseignées directement dans les kiosques, 40 demandes de services ont été commandées.

La métropole a loué les kiosques pour cinq ans. A l’occasion du renouvellement de marché le 1er janvier 2017, le patron de Domino services entend bien se déployer et donner une seconde vie aux kiosques fermés.