Marseille: Le dentiste égorgé se serait finalement suicidé

JUSTICE Une enquête de quinze mois a finalement conclu à la thèse du suicide dans l’affaire du dentiste du Prado retrouvé égorgé dans son cabinet en janvier 2015…

G.D.

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Illustration de police judiciaire .
Illustration de police judiciaire . — E.Frisullo / 20 Minutes

L’affaire ressemblait à un crime sordide. L’enquête a finalement conclu à un suicide, rapporte La Provence. Quinze mois d’investigation ont été nécessaires pour élucider la mort du docteur Bruno Eouzan, un dentiste réputé du Prado, à Marseille. Il avait été retrouvé sans vie dans son cabinet, le 6 janvier 2015, par son frère.

Aucune trace d’ADN

A l’époque, l’analyse d’un spécialiste des traces de sang avait très vite exclu la thèse du meurtre. « En quelques minutes seulement, cet expert a assuré qu’aucune tierce personne n’était intervenue dans ce décès », précise une source au quotidien régional. Aucune trace d’ADN autre que celui du défunt n’a été trouvé sur la prétendue scène de crime et l’autopsie n’avait révélé aucune trace de lutte non plus.

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Le parquet a donc requis un non-lieu dans cette affaire, il y a quelques jours. Selon la police judiciaire, le dentiste se serait donc suicidé en se tranchant la gorge avec un scalpel. L’homme était, semble-t-il, fortement endetté, tant sur le plan personnel que professionnel. « Il n’avait pas de vice de jeu ou autre, mais il avait un train de vie important : beaucoup de gens dépendaient de lui financièrement, au point qu’en plus de son cabinet, il travaillait pour une autre structure », glissait une source.

Il reste trois mois à la juge d’instruction, chargée du dossier, pour boucler ce dossier qui garde encore des zones d’ombre.