Ebola: Marseille recherche des volontaires pour tester un vaccin

SANTE Il faut avoir entre 18 et 65 ans…

A.R.

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Illustration d'une femme participant à une campagne de test d'un vaccin contre Ebola, le 2 septembre 2014.
Illustration d'une femme participant à une campagne de test d'un vaccin contre Ebola, le 2 septembre 2014. — Uncredited/AP/

Il n’y a aucun risque d’être infecté. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) recherche des bénévoles pour tester un vaccin contre le virus Ebola. L’épidémie a fait plus de 11.000 morts. Si l’épidémie était déclarée finie, huit nouveaux décès ont été recensés le 22 mars dernier en Guinée et un au Libéria le 31 mars.

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Des volontaires sont aussi recherchés en Angleterre. En France, huit centres de recherche clinique en vaccination sont mobilisés afin de recruter environ 300 volontaires en bonne santé.

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A Marseille, le service d’Immuno-Hématologie Clinique du CHU Sainte Marguerite et le Centre d’Investigation Clinique du CHU La Timone conduisent cet essai, baptisé « EBOVAC2 ». Il est financé parle programme Ebola + Innovative Medicines Initiative 2 de la Commission Européenne.

Les essais de phase 1 sont encore en cours en Afrique et en Angleterre.

Existe-t-il des risques ?

« L’objectif d’EBOVAC2 est de déterminer le profil le plus efficace de la stratégie vaccinale pour stimuler le système immunitaire et protéger contre l’infection du virus Ebola », souligne l’Inserm.

« Les participants à cet essai n’ont aucun risque d’être infecté par le virus Ebola, souligne Rodolphe Thiébaut, coordinateur du projet EBOVAC2, dans un communiqué de l’Inserm. Seules des protéines ou morceaux de protéines fabriqués par synthèse sont utilisés dans les différents vaccins testés : ces protéines ne peuvent en aucun cas entraîner une contamination ».

Par ailleurs, cet essai vaccinal a reçu les autorisations réglementaires garantissant la sécurité des participants, à savoir un avis favorable duComité de Protection des Personnes d’Ile de France III et autorisation de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé).

Qui peut être volontaire ?

Il faut avoir être un adulte en bonne santé, âgé de 18 à 65 ans et habiter à proximité de Marseille. Les personnes volontaires doivent être affiliées ou bénéficiaires d’un régime de sécurité sociale. Il ne faut pas participer à d’autres recherches biomédicales et donner son sang pendant la durée de l’essai.

Attention, pour les femmes, il ne faut pas être enceinte, ne pas allaiter, et utiliser une contraception.

Quel est le processus ?

La durée de participation de chaque personne est d’un an. Une indemnité au prorata du nombre de visites effectuées est prévue. Elle se situe entre entre 760 euros et 1.240 euros, selon le nombre de vistes, de 9 à 15. Il n’y a aucun engagement : les participants peuvent interrompre à tout moment l’essai.

Deux vaccins vont être administrés aux volontaires, suivis personnellement par un médecin de l’étude. Le premier est appelé « prime » : il stimule les défenses immunitaires. Le second, « boost, renforce et étend la réponse immunitaire »..

Plusieurs intervalles d’administration seront étudiés afin de déterminer lequel ou lesquels entraînent le plus de stimulation des défenses immunitaires chez les volontaires. L’écart entre le « prime » et le « boost » sera de 28, 56 ou 84 jours.

Le parcours du volontaire.
Le parcours du volontaire. - INSERM

Où se renseigner ?

Sur le site internet www.recherche-vaccinebola.fr
ou au numéro vert 0800.156.156. « Des personnels formés répondent aux questions », assure l’Inserm.