Marseille: Il s'immole par le feu en pleine rue

FAITS DIVERS Le pronostic vital de la victime, brûlée à 50 %, est engagé…

A.R. avec AFP

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Marseille le 17 JUIN 2015 Illustration marins-pompiers
Marseille le 17 JUIN 2015 Illustration marins-pompiers — Amandine Rancoule / 20 Minutes

Un sexagénaire s’est grièvement blessé en tentant de s’immoler par le feu mercredi après-midi devant une caisse de retraite du 5e arrondissement de Marseille.

Il a été évacué en urgence au service de réanimation des grands brûlés de la Conception par les marins-pompiers. L’homme, né en 1954, est brûlé à 50 % et son pronostic vital est engagé, a précisé la même source, qui confirmait une information du journal La Provence. Il souffre de graves lésions au thorax, aux bras et au visage, a précisé le quotidien régional.

Ses motivations sont inconnues

Les motivations de ce geste, commis devant une agence de la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), sont pour l’instant inconnues.

« Une enquête a été lancée par les policiers de la division Centre pour déterminer les motivations de ce geste auprès de l’organisme ainsi qu’auprès de l’environnement familial et privé de la victime », a précisé la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

« Un dossier de demande de retraite très classique »

Anne Dumontel, la directrice de la Carsat Sud-Est, a expliqué que l’homme s’était rendu à l’accueil mais « semblait un peu agité ». « La sécurité est allée le voir, mais il est reparti », a-t-elle détaillé. Peu après, il a sorti une bouteille en plastique contenant le liquide inflammable et commis son geste.

« Nous avons des pompiers en interne, qui l’ont pris en charge immédiatement », a-t-elle relaté.

Sur le dossier de cet homme, la directrice a expliqué qu’il s’agissait « d’un dossier de demande de retraite et d’allocation très classique ». « Il n’y a pas de retard » sur son dossier, selon elle, les premiers paiements devant intervenir vers « le 9-10 juin », alors que le dossier avait été déposé en février, ce qui constitue un délai normal.

L’homme « n’était pas en rupture de ressource »

« De toute manière, il ne pouvait pas toucher ses droits avant juin », a-t-elle poursuivi, précisant que cet homme, qui touchait notamment l’allocation adulte handicapé auprès de la Caisse d’allocations familiales (CAF) n’était « pas en rupture de ressource », même si sa situation allait bientôt changer.

« Les équipes sont sous le choc », a expliqué Anne Dumontel, qui prévoit « de mettre en place, notamment avec les autres organismes de la sécurité sociale, un réseau » de soutien de la victime.