OM: Ça y est, on peut parler relégation?

FOOTBALL But contre son camp + pénalty + carton rouge + blessure de Diarra = fin des haricots...

C.L.

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Michel en conférence de presse à Bastia le 3 avril 2016
Michel en conférence de presse à Bastia le 3 avril 2016 — PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

La bouche qui se tord, les yeux craintifs, la respiration coupée. Comme les quelques expressions captées par les caméras de BeIN Sports sur le visage de l'entraîneur Michel, la seule réaction qui vient spontanément aux supporters de l'OM est la crispation. Réflexe logique alors que le club s'enlise dans une crise bien profonde.

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Pour Diaby, l'OM joue bien « le maintien »

Marseille a perdu à Furiani dimanche. Bon, bien inspiré aurait été celui qui prédit le contraire, après sept matchs sans victoire avant le déplacement en Corse. Mais alors que le Sporting s’est assuré le maintien, l’OM fait exactement le chemin inverse, flirtant réellement avec la relégation. 

« Au vu du classement, nous jouons le maintien », ne cachait pas Abou Diaby au micro de BeIN Sports, après son premier match de titulaire. Seul à s'arrêter parler à la presse avec le milieu de terrain, Florian Thauvin n'a pas non plus mâché ses mots. « Je ne sais plus quoi dire. Je suis très fatigué et abattu, a lâché le joueur prêté par Newcastle. J'ai besoin de prendre du recul sur tout ce qui nous arrive. Il y a en marre. Je suis fatigué de tout ! » 

Festival de mauvais choix

A six longueurs de la Ligue 2, la descente serait surprenante. Mais pas plus que l’après-midi des Olympiens à Furiani. Du festival de mauvais choix, on peut distinguer le but contre son camp de Karim Rekik (47e), le pénalty concédé par Steve Mandanda (transformé par Danic, 56e) et le tacle vengeur de Romain Alessandrini sur Djiku (77e), qui lui vaudra une expulsion. Le cocktail suffit mais ne serait pas complet sans les choix illisibles de Michel, qui a comme contre Toulouse (1-1), aligné six joueurs offensifs en fin de partie.

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Au milieu de ce « oaï », Lassana Diarra n’a pas eu l’influence habituelle. Si les supporters auront du mal à lui reprocher, ils pourront au moins s’inquiéter de sa sortie sur blessure (genou gauche, 65e). Michel, esseulé sur son banc, ne pouvait sans doute pas rêver pire. L’Espagnol, « détruit et triste comme les joueurs », de son aveu, a été convoqué en réunion avec la direction après la débâcle. Mais il a tenu sa promesse et n’a pas démissioné hier soir.