Open 13: Nick Kyrgios remporte le tournoi sans perdre le moindre set

TENNIS Il a dominé Marin Cilic dimanche en finale...

R.B. avec AFP
— 
Nick Kyrgios a remporté l'Open 13 le 21 février 2016.
Nick Kyrgios a remporté l'Open 13 le 21 février 2016. — Claude Paris/AP/SIPA

L'Australien Nick Kyrgios, 41e joueur mondial, a remporté à 20 ans le premier titre ATP de sa carrière à Marseille en battant en finale le Croate Marin Cilic (12e), 6-2, 7-6 (7/3), dimanche.

Le jeune Australien succède au palmarès marseillais au Français Gilles Simon et confirme qu'il pourrait bien être l'une des terreurs du circuit dans les années à venir.

«Ma confiance a grandi crescendo durant la semaine. Je ne m'attendais pas à gagner ici mais j'ai vraiment bien servi depuis le début du tournoi et cela joue beaucoup dans mes performances», a-t-il expliqué.

Kyrgios disputait seulement sa deuxième finale sur le circuit après Estoril en 2015 où il s'était incliné sur terre battue face au Français Richard Gasquet.

De son côté, Cilic a joué sa 24e finale pour 14 titres, dont le plus fameux en 2014, l'US Open.

Congrats to @NickKyrgios for his first @ATPWorldTour title! #open13 pic.twitter.com/ovvku3ymq3
— Open 13 Provence (@Open13) 21 Février 2016

Natif de Canberra, fils d'un père grec et d'une mère malaisienne, Kyrgios est un personnage atypique, au caractère bien trempé. Et surtout un joueur doué.

A Marseille, il a réussi une semaine éblouissante, éliminant notamment Gasquet (10e), et le Tchèque Thomas Berdych (8e) avant de venir à bout de Cilic au stade ultime.

Kyrgios n'a pas perdu le moindre set en cinq matchs. Il n'a pas non plus concédé son service durant cette semaine parfaite. Un bonheur ne venant jamais seul, le jeune homme a aussi été convoqué par Lleyton Hewitt pour affronter les Etats-Unis en Coupe Davis début mars.

Déjà vainqueur cette saison de la Hopman Cup (en duo avec Daria Gavrilova) après avoir dominé entre autres le Britannique Andy Murray, Kyrgios affirmait en début de semaine «vouloir enfin lancer sa carrière au plus haut niveau».

A Marseille, il a laissé son image de mauvais garçon au vestiaire pour se montrer impeccable dans l'attitude et dans le jeu (tant au service que dans les échanges).

Etonnant, pour son premier titre, le jeune homme n'a pas exulté en fin de match, se contentant d'une attitude sobre, voire désinvolte... «J'ai gagné. Mais ce n'était qu'un match de tennis, non», a-t-il expliqué, fidèle à son image de joueur à part.