Corse: Nouvelle journée «Université morte» à Corte

FAITS DIVERS Les syndicats étudiants nationalistes ont fermé une nouvelle fois les portes de l'université de Corte...

M.P. avec AFP

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Des policiers ciblés par des cocktails Molotov lors d'affrontements avec des manifestants à Corte, en Corse, le 16 février 2016
Des policiers ciblés par des cocktails Molotov lors d'affrontements avec des manifestants à Corte, en Corse, le 16 février 2016 — Pascal POCHARD-CASABIANCA AFP

L’université de Corte, en Haute-Corse, a de nouveau été fermée vendredi par les syndicats étudiants pour protester contre la condamnation la veille à Bastia d’un manifestant à cinq mois de prison ferme.

Le tribunal correctionnel de Bastia a condamné Rémi Di Caro, un étudiant âgé de 20 ans, à dix mois de prison dont cinq ferme et mandat de dépôt pour « violences en réunion » lors d’une manifestation mardi dernier à Corte. Les portes des facultés de l’Université de Corse-Pascal Paoli ont de nouveau été barricadées par les étudiants.

Une enquête de l’IGPN

L’université avait été rouverte jeudi, après trois jours de blocage en début de semaine pour protester contre les arrestations, samedi dernier à Reims, de plusieurs supporters du club de Bastia.

L’un d’entre eux, Maxime Beux, 22 ans, a perdu un œil lors de heurts avec des policiers accusés par la victime de lui avoir tiré dessus avec un Flash-Ball, ce qui a déclenché l’ouverture d’une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Selon le parquet de Reims, le jeune homme se serait blessé en tombant à terre.

Le Sporting appelle à manifester samedi

« Nous avons eu la bavure policière samedi et la bavure judiciaire ne s’est pas fait attendre », ont déclaré les syndicats étudiants (nationalistes).

La condamnation de Rémi Di Caro avait été suivie de mouvements de protestations de ses proches et d’étudiants au palais de justice de Bastia. Dénonçant une « répression acharnée », les syndicats ont dénoncé « l’exagération des faits » par une « justice clairement partiale ».

Par ailleurs, le Sporting de Bastia a appelé ses supporteurs à manifester samedi après-midi devant le palais de justice de la ville pour réclamer une « justice sereine et impartiale ».