Marseille

Sécurité cool et carrée pour l'ovalie

Le préfet Michel Sappin l'a bien précisé : « Nous ne préparons pas la guerre. » Le dispositif de sécurité marseillais pour la Coupe du monde de rugby, présenté hier par les services de l'Etat et de la ville, n'a en effet rien à voir avec celui mis en...

Le préfet Michel Sappin l'a bien précisé : « Nous ne préparons pas la guerre. » Le dispositif de sécurité marseillais pour la Coupe du monde de rugby, présenté hier par les services de l'Etat et de la ville, n'a en effet rien à voir avec celui mis en place pour le Mondial de football : six cents policiers et gendarmes seront mobilisés à Marseille pour les six matchs marseillais, contre 1 500 en 1998. « Le public du rugby est moins violent, souligne le préfet. On prend donc des précautions parce qu'il le faut, mais nous n'avons pas d'inquiétude particulière. » Outre les équipes de déminage et celles munies de chiens, deux cents marins-pompiers seront mobilisés. Les dix-huit sites d'hébergement et d'entraînement recevront aussi les renforts du Raid et du GIGN pour la sécurité rapprochée des équipes.

Pour compléter le tableau, un dispositif de contrôle sanitaire et de lutte contre la contrefaçon a été mis en place, notamment pour juguler le marché noir. « Nous avons déjà désactivé une vingtaine de billets volés », notait hier Cédric Dufoix, le représentant à Marseille des organisateurs, qui mobilisent six cent cinquante volontaires et autant de pros pour assurer l'accueil dans le stade. Seule véritable casse-tête, la circulation et le stationnement, interdits aux alentours du Vélodrome. Quinze véhicules de fourrière circuleront d'ailleurs pour mater les récalcitrants. « Venez en métro ou en vélo, et venez tôt conseille Cédric Dufoix. Et pour ce samedi, mettez un chapeau : le match débute à 13 h 45, et on annonce grand soleil ! »