Sept supporters bastiais jugés en comparution immédiate

FOOTBALL Ils avaient été interpellés lors des incidents après le match Reims-Bastia samedi soir...

20 Minutes avec AFP

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Des supporters ont manifesté devant le commissariat de Bastia dimanche soir.
Des supporters ont manifesté devant le commissariat de Bastia dimanche soir. — Yannick Graziani / AFP

Sept des huit supporters du Sporting Club de Bastia auteurs présumés de violences sur les forces de l'ordre après un match de L1 contre Reims, samedi, seront jugés en comparution immédiate lundi à partir de 14 h.

Ces sept personnes, qui sont en garde à vue depuis les incidents, comparaîtront pour "outrages, menaces, rébellion à l'égard de personnes dépositaires d'une autorité publique", a précisé le procureur Fabrice Bélargent lors d'un point-presse.

Un jeune Corse éborgné

Elles sont toutes très jeunes. Les plus âgées ont 24 ans. Le huitième supporter en garde à vue, un mineur de 17 ans, sera présenté à un juge des enfants, a ajouté le procureur.

Au cours des incidents, un supporter corse de 22 ans avait été blessé. "Son oeil serait définitivement perdu", a déclaré le procureur Bélargent, soulignant toutefois qu'il fallait "attendre l'expertise" qui sera faite.

Selon un témoin, le supporter aurait été victime d'un tir de Flash-Ball, ce que démentait dimanche le parquet de Reims, selon lequel ce jeune homme se serait blessé en tombant à terre. Une information judiciaire va être ouverte sur ce point.

« Le préfet, on l'a buté. On va vous niquer, bâtards de Français »

Selon le magistrat, "des insultes ont été proférées à l'encontre des forces de police pendant tout le match" entre les deux équipes de L1 et à l'encontre du préfet Erignac mort assassiné à Ajaccio en 1998. "Le préfet, on l'a buté. On va vous niquer, bâtards de Français", a entendu le commandant des forces de police sur place, cité par le procureur Bélargent.

En Corse, les syndicats étudiants ont appelé à une journée "université morte", le même jour à Corte (Haute-Corse), après ces gardes à vue qui ont provoqué des violents débordements dimanche autour du commissariat de Bastia.

Rassemblement devant la gendarmerie de Corte

Les trois syndicats étudiants, tous nationalistes, organisent une assemblée générale à 14 h à l'université de Corse-Pascal Paoli, puis appellent à un rassemblement à 18 h devant la gendarmerie de Corte.

Le président nationaliste de la Collectivité territoriale (CTC), Gilles Simeoni, et celui de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, ont dénoncé, dans des communiqués où ils citent "des témoignages concordants", "des comportements provocateurs et brutaux et des violences déterminées de la part des forces de l'ordre".