Marseille: Le combat contre les «boues rouges» (et Manuel Valls) continue, affirme Ségolène Royal

POLITIQUE Se démarquant de plus en plus de Manuel Valls, Ségolène Royal assure que le combat contre les « boues rouges » continue…

M.P. avec AFP

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La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, et le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale à Paris, le 16 décembre 2014
La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, et le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale à Paris, le 16 décembre 2014 — Betrand Guay AFP

Ségolène Royal continue de s’opposer à Manuel Valls. La ministre de l’Ecologie a assuré dimanche que « le combat » continuait contre les rejets de « boues rouges ». « Je suis saisie d’un recours hiérarchique et j’ai deux mois pour statuer sur ce recours », a-t-elle déclaré sur France 5.

L'usine Altéo, après 50 ans de rejets de « boues rouges » polluantes en Méditerranée, a obtenu fin décembre une nouvelle autorisation préfectorale pour rejeter des effluents liquides. « C’est une très mauvaise décision mais ce n’est pas terminé car les associations, les riverains, des élus, ont déposé un référé en suspension », devant le tribunal administratif, a précisé Ségolène Royal.

 

La ministre avait désapprouvé publiquement l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône n’hésitant pas à mettre en cause le Premier ministre. Cette décision a été prise « sur ordre » direct de Manuel Valls, avait-elle indiqué à l’époque.

« Quand on détruit la mer, on détruit d’autres emplois »

« C’est le combat de l’économie contre l’écologie et ma conviction profonde, c’est que détruire l’écologie, c’est aussi détruire l’économie, a-t-elle martelé dimanche. Il faut intégrer le coût de la pollution dans le coût économique de l’entreprise et voir si l’entreprise est viable parce que quand on détruit la mer, on détruit d’autres emplois ».

Samedi, un millier d’opposants aux « boues rouges » ont manifesté devant la préfecture, à Marseille. « Cette folie furieuse, ça fait 60 ans que ça dure (…). On se fiche des Marseillais, des pêcheurs et de tous ceux qui vivent de la mer », a déclaré l’eurodéputé José Bové, présent au rassemblement.

 

Lors de la même émission sur France 5, Ségolène Royal a assuré qu’il n’y aura pas de d’expulsion « par la force » de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Là-aussi, c’est une nouvelle façon pour elle de se démarquer du Premier ministre qui a déclaré la semaine dernière que l’aéroport « est nécessaire » et doit « se poursuivre ».