Marseille: La fréquentation du MuCEM en baisse de 100.000 visiteurs

CULTURE Le MuCEM a attiré 539.000 visiteurs en 2015, soit 100.000 de moins qu'en 2014...

M.P.
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Le Mucem à Marseille.
Le Mucem à Marseille. — Boris Horvat AFP

L’effet MuCEM est-il en train de s’essouffler ? En 2015, le musée en dentelles dessiné par Rudy Ricciotti a reçu environ 1,5 million de visiteurs dont 539.000 dans ses espaces payants, vient d’indiquer la direction dans un communiqué.

« Après l’effet d’ouverture, le MuCEM atteint aujourd’hui son rythme de fréquentation de croisière, est-il écrit. Cette fréquentation, en dépit de la baisse qui a suivi les dramatiques événements du 13 novembre, reste au-dessus des objectifs estimés à 350.000 visites par an avant l’ouverture du musée, et place le MuCEM parmi les musées français les plus fréquentés ».

Tarif en hausse

Pourtant, le nombre de visites de l’établissement connaît un net repli depuis son ouverture en juin 2013. En 2014, première année complète d’exploitation, il avait reçu près de deux millions de visiteurs, dont 630 000 pour ses expositions payantes. Il a donc perdu près de 100.000 visites payantes entre 2014 et 2015.

Faut-il y voir un lien ? Il y a un an, son directeur, Jean-François Chougnet, s’opposait à une augmentation du tarif d’entrée, qui se situait à l’époque à 8 euros, pour accroître les ressources propres du musée – que la Cour des Comptes jugeait « trop modestes ». « On pourrait craindre une réaction du public », déclarait-il alors. Or, aujourd’hui, l’entrée au tarif plein coûte 9,50 euros.

La Méditerranée plébiscitée

En 2015, c’est la Galerie de la Méditerranée qui a attiré le plus de visiteurs : plus de 354.000 personnes l’ont arpenté. Viennent ensuite les expositions de Raymond Depardon (161.000), Migrations divines (132.000), Lieux Saints partages (121.000) et Food (112.000).

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a inauguré mardi soir la nouvelle exposition du MuCEM baptisée Made in Algeria, généalogie d’un territoire. Composée de près de 200 cartes, peintures et photos, elle retrace la conquête de l’Algérie et la « fabrique coloniale d’un territoire ».