Marseille: Naming, casino, métropole... Jean-Claude Gaudin revient sur les dossiers de 2016

POLITIQUE Le maire de Marseille a présenté ses voeux à la presse, ce lundi...

A.R.

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Le sénateur maire de Marseille Jean-Claude Gaudin le 7 avril 2015 à Paris.
Le sénateur maire de Marseille Jean-Claude Gaudin le 7 avril 2015 à Paris. — Charles Platiau POOL

Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (LR) a présenté ses vœux à la presse, ce lundi, depuis le stade Vélodrome. Il est ainsi revenu sur plusieurs dossiers.

  • Le naming du stade Vélodrome

« Je n’ai pas encore finalisé le naming du Vélodrome, je vais le finaliser bientôt, a souligné le sénateur maire. Nous sommes en période de crise et les entreprises sont réticentes à signer un accord ».

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« Les patrons de Paris ont toujours peur de Marseille à cause du Marseille basching, a poursuivi le maire. Mais j’ai des noms, j’espère y arriver dans l’année. Pour l’instant c’est Aréma qui paie, la ville ne perd pas d’argent ».

  • Un casino de jeux

La ville aura son casino. La décision sera prise dans l’année, selon le maire, longtemps hostile à l’idée. « Mais il faut vivre avec son temps et je me suis laissée convaincre, a-t-il glissé. Les gens vont jouer au casino et les Marseillais vont jouer ailleurs ». Il existe quatre casinos dans le département, à Aix-en-Provence, à Cassis, à La Ciotat et à Carry-le-Rouet.

Plusieurs lieux pour implanter un casino ont déjà été pressentis à Marseille, comme l’ex siège social de la SNCM, ou encore l’emplacement du J1. « La ville continue de vérifier les possibilités d’implantation entre le Vieux-Port et Arenc », précise Jean-Claude Gaudin. Des études doivent aboutir au cours du premier trimestre « afin d’initier la procédure de délégation de service public », ajoute-t-il.

  • La métropole

Le Conseil constitutionnel examinera les recours sur la métropole le 9 février. Puis, sous 10 jours, la composition du Conseil métropolitain sera connue. La mise en place de la métropole Aix-Marseille connaît de nombreux rebondissements. Jean-Claude Gaudin a été élu président de cette collectivité le 9 novembre. Un mois plus tard, le 18 décembre, le Conseil d’Etat a suspendu le 18 décembre deux arrêtés fixant la répartition des sièges au sein de la métropole Aix-Marseille-Provence.

Mais quelques jours plus tard, le préfet des Bouches-du-Rhône, Stéphane Bouillon, confirme que la métropole sera bien créée « le 1er janvier 2016 ». Dans un courrier adressé aux présidents des six intercommunalités, il estime que la décision du Conseil d’Etat « rend juridiquement fragile la réunion du conseil de la métropole jusqu’à la décision du Conseil constitutionnel » mais « ne remet pas en cause la création de la métropole ».

Finalement le 7 janvier, l’élection du président a été annulée par le tribunal administratif. « Je vais en faire appel immédiatement auprès du Conseil d’Etat », avait aussitôt réagit le maire dans un communiqué.

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Cet appel est suspensif. « Les salaires des 7.500 fonctionnaires seront payés dès janvier 2016 sans retard, a ainsi rappelé le maire LR. La métropole existe. Les six EPCI n’ont plus d’existence juridique ».

  • Les primaires à droite

« Je reste très près de Nicolas Sarkozy, même s’il a pu se tromper, donner une image un peu parisienne et proche de patrons du CAC 40, estime le maire de Marseille. Monsieur Estrosi, Monsieur Falco et moi-même, nous prendrons, le moment venu, la même décision. Quoi qu’il en soit, je soutiendrai celui qui serait désigné par la primaire, même si ce n’est pas le candidat que je soutenais au début. »

  • Tracfin

La cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, a signalé à la justice des virements dans l’enquête sur des soupçons de détournements de fonds publics au groupe UMP du Sénat. Parmi ces virements, 130.000 euros figurent au bénéfice du maire de Marseille. Tracfin relève des virements entre 2012 et 2015, dont 130.000 euros au sénateur-maire de Marseille. « En tant que président, je disposais des chéquiers du groupe UMP du Sénat, a expliqué Jean-Claude Gaudin. Je ne m’en suis jamais servi. Si je l’avais fait, Tracfin n’aurait rien dit. Il y a des dépenses de restaurant avec les élus, les collaborateurs que j’invite régulièrement… Je paie avec ma carte de crédit, je prends la facture et je reçois un chèque » ensuite de remboursement, a-t-il expliqué.