Toulon: L'ancien président de l'université jugé pour fraude

JUSTICE L'ex-président de l'université de Toulon comparaît dans une affaire de fausses inscriptions et de trafic de diplômes...

M.P. avec AFP

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Laroussi Oueslati, ancien président de l'université de Toulon, le 18 janvier 2016 à Marseille
Laroussi Oueslati, ancien président de l'université de Toulon, le 18 janvier 2016 à Marseille — BERTRAND LANGLOIS AFP

Laroussi Oueslati, ancien président de l’université de Toulon a commencé à comparaître ce lundi devant le tribunal correctionnel de Marseille pour son implication dans une affaire de fausses inscriptions et de trafic présumé de diplômes au bénéfice d’étudiants chinois.

L’accusation lui reproche d’avoir monnayé l’inscription d’étudiants chinois en échange de sommes d’argent ou de relations intimes entretenues avec deux étudiantes. Accusé de corruption, faux et détournement de fonds publics, il a déjà fait sept mois de détention provisoire et a été suspendu de ses fonctions par la ministre de l’Enseignement supérieur de d’époque, Valérie Pécresse.

Un « sentiment d’injustice »

A la barre, il a d’abord rappelé qu’il voulait avant tout redresser une université exsangue, « à la limite de la mise sous tutelle ». Il souhaitait développer les effectifs par le recrutement d’étudiants asiatiques ou d’Amérique du Sud. « Ma seule crainte, c’était la baisse des effectifs », a-t-il insisté.

Laroussi Oueslati a dit aussi « éprouver un sentiment d’injustice » tout en reconnaissant « un sentiment de culpabilité car j’ai été imprudent, négligent et maladroit sur certains chantiers ».

Ni l’instruction judiciaire ouverte en mars 2009, ni l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche n’ont finalement démontré la délivrance indue de diplômes après modification des notes d’examen, a précisé la présidente du tribunal Christine Mée.

Laroussi Oueslati compte plaider la relaxe. Son procès doit durer jusqu’à vendredi.