Marseille: Les relaxes de Jean-Noël Guérini et de Jean-David Ciot confirmées en appel

JUSTICE Les deux élus avaient été jugés pour détournement de fonds publics et recel de ce détournement, dans une affaire de licenciement présumé frauduleux…

A.R. avec AFP

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Le sénateur ex-PS Jean-Noël Guérini au tribunal correctionnel de Marseille, le 13 octobre 2014
Le sénateur ex-PS Jean-Noël Guérini au tribunal correctionnel de Marseille, le 13 octobre 2014 — Anne-Christine Poujoulat AFP

Une affaire de moins pour Jean-Noël Guérini. La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé ce mercredi la relaxe du sénateur des Bouches-du-Rhône et du député Jean-David Ciot (PS). Ils avaient été renvoyés devant la justice pour détournement de fonds publics et recel de ce détournement, dans une affaire de licenciement présumé frauduleux.

Un licenciement de complaisance était soupçonné

Lors de l’audience en appel le 25 novembre 2015, six mois de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité avaient été requis contre les deux élus. La justice soupçonnait Jean-David Ciot, ex-collaborateur de Jean-Noël Guérini, d’avoir bénéficié d’un licenciement de complaisance de la part du président du conseil général des Bouches-du-Rhône, moyennant 65 000 euros d’indemnités, pour lui permettre de se présenter aux législatives de 2012.

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Le parquet avait fait appel d’une première décision de relaxe prononcée à Marseille en décembre 2014.

Jean-Noël Guérini n’a pas souhaité s’exprimer à la sortie du tribunal. Il conserve « une certaine amertume qu’il y ait eu des poursuites acharnées » contre lui, a commenté son avocat, Dominique Mattei.

Mis en examen dans des dossiers de marchés publics présumés frauduleux

Jean-Noël Guérini, qui a perdu la présidence du conseil départemental après la victoire de la droite, reste par ailleurs mis en examen, notamment pour trafic d’influence et association de malfaiteurs, dans plusieurs dossiers de marchés publics présumés frauduleux, tout comme son frère Alexandre, soupçonné d’accointances avec le milieu.

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En délicatesse avec le PS depuis ses ennuis judiciaires, Jean-Noël Guérini a devancé en avril 2014 son exclusion en démissionnant du parti pour fonder son mouvement politique, « la force du 13 ».