La Ciotat: Les fonctionnaires se rassemblent devant la mairie après les menaces et intimidations

SOCIÉTÉ Le maire de La Ciotat et un adjoint sont victimes de menaces, les fonctionnaires se rassemblent pour les soutenir…

A.R. avec AFP

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A La Ciotat, les fonctionnaires se sont rassemblés devant la mairie.
A La Ciotat, les fonctionnaires se sont rassemblés devant la mairie. — BORIS HORVAT / AFP

Ils disent « non à la violence » et aux intimidations. Plus d’une centaine de fonctionnaires de la ville de La Ciotat se sont rassemblés ce mardi matin devant la mairie. Depuis trois semaines, le maire et un adjoint sont victimes de menaces.

Le 18 décembre, des menaces de mort ont été proférées à l’encontre du maire, devant sa femme, dans le jardin de son domicile, s’il ne « prenait pas les décisions nécessaires pour cesser (…) "de leur enlever le pain de la bouche" », a raconté le lendemain Patrick Boré (LR), le maire. Il dit ignorer ce à quoi ses agresseurs ont fait allusion.

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Quelques jours après, le 20 décembre, le domicile et la voiture de son adjoint à l’Environnement, Noël Codura, ont été la cible de tirs d’arme de chasse. Un Appart’hôtel, propriété de ce même adjoint, a été visé dans la nuit du 28 au 29 décembre par plusieurs tirs.

Dans la nuit du 27 au 28 décembre, la mairie a également été prise pour cible par des tirs d’arme de chasse.

« C’est important pour moi qu’il y ait le personnel (…) qui soutienne les élus »

« Nous avons appelé au rassemblement pour montrer l’unité du personnel et pour dire non à la violence, a déclaré Pascale Voulant, la déléguée syndicale de la FSU. On ne trouve pas ça normal, on montre qu’on est solidaires ». « Je suis fière de mes collègues, tout le monde réagit plutôt bien. Les gens en parlent, mais avec du recul ».

« Je suis très ému, et c’est important pour moi qu’il y ait le personnel dans cette démarche, qui soutienne les élus », a déclaré Patrick Boré devant la mairie.

La brigade criminelle de la Sûreté départementale des Bouches-du-Rhône a été saisie de l’enquête. « Il y a plusieurs pistes liées à des contentieux en cours », a dit fin décembre une source policière. Une source proche du dossier a évoqué un possible conflit avec du personnel municipal.