Marseille: Un trafic d'hormone de croissance dans des clubs de musculation démantelé

FAITS DIVERS La police marseillaise a démentelé un trafic d'hormone de croissance dans des clubs de musculation...

A.R. avec AFP

— 

Illustration de pharmacie.
Illustration de pharmacie. — AFP

La police marseillaise a annoncé vendredi avoir démantelé un trafic d’hormone de croissance et de produits stéroïdes, revendus dans des clubs de musculation, avec un préjudice dépassant les 368.000 euros pour la Sécurité sociale.

Après un coup de filet cette semaine, 14 personnes ont été placées en garde à vue, dont les deux instigateurs présumés du trafic, âgés de 25 à 30 ans.

Ils agissaient à l’aide d’ordonnances et d’un tampon de médecin hospitalier volés

Trois personnes ont été mises en examen pour faux et usage de faux, escroquerie et détention illégale de psychotropes en bande organisée, dont la tête présumée de ce trafic qui durait depuis plusieurs mois, un adepte de musculation, placé en détention.

« Tous les protagonistes ont reconnu l’intégralité des faits » lors de leur garde à vue, a relevé le commissaire Emmanuel Kiehl, le chef de la Sûreté départementale.

A l’aide d’ordonnances et d’un tampon de médecin hospitalier volés, les trafiquants ont acquis « toute une série de psychotropes » utilisés illégalement par certains culturistes pour augmenter leur masse musculaire, a-t-il détaillé.

Les ordonnances étaient confiées à des allocataires de la couverture maladie universelle (CMU), qui allaient se fournir chez des pharmaciens marseillais, la Sécurité sociale réglant la note. Ces professionnels ont été trompés et ne sont pas considérés comme des complices du trafic.

Autour de 250 euros la boite, contre 700 en pharmacie

Les boîtes d’hormones de croissance, les plus coûteuses, sont vendues en pharmacie autour de 700 euros pièce, mais étaient écoulées par ce réseau autour de 250 euros la boîte. Les produits, testostérone, hormones de croissances et autres médicaments destinés à augmenter la masse musculaire étaient notamment écoulés dans des clubs de musculation marseillais.

Le gérant de l’un de ces clubs a reconnu auprès des policiers avoir servi « d’intermédiaire », a précisé Emmanuel Kiehl. A ce stade, les clients n’ont pas été inquiétés.