OM: On a demandé à Avi Assouly si les Tchèques de Liberec ont de quoi nous faire douter

FOOTBALL L'ancien commentateur radio et homme politique nous a répondu depuis sa retraite marseillaise...

Christine Laemmel

— 

Avi Assouly en 2012 à Marseille
Avi Assouly en 2012 à Marseille — GERARD JULIEN / AFP

Tchèque + OM = Avi Assouly. C’est comme ça. Pour les plus jeunes lecteurs, rappel historique : Avi Assouly, c’est LA voix des matchs de l’OM. Avant de devenir suppléant de Marie-Arlette Carlotti (PS), Avi a commenté le football sur France Bleu Provence pendant 17 ans.

Un soir de septembre 2006, les Phocéens jouent contre les Tchèques de Mladá Boleslav. Alors qu’ils ont gagné 1-0 à l’aller au Vélodrome, le match retour se conclue sur un 4-2. S'emmêlant les pinceaux dans la règle des buts à l’extérieur, le journaliste exulte avant de se raviser : « Ils me font douter ces Tchèques ! On dirait que c’est une victoire, ils sont là, ils applaudissent, ils ont le sourire, mais c’est Marseille qu’est qualifié hein… ». Et non. Parce que les buts à l’extérieur comptent doubles uniquement si les équipes sont à égalité.

Avant le match décisif des hommes de Michel à Liberec (en République Tchèque), 20 Minutes a fait le point avec le plus célèbre des gaffeurs.

Vous suivez encore l’OM ?
Oui, j’y vais quand c’est à domicile.

Vous n’avez plus de mandat politique là ? Qu’est-ce que vous faites ?
Je suis définitivement retraité à partir de cette semaine. Je vis toujours à Marseille.

Vous savez que l’OM joue en Ligue Europa jeudi. Vous pensez qu’ils ont de quoi nous faire douter, les Tchèques de Liberec ?
(Rires). Non, c’est un mauvais souvenir. J’y crois, j’espère que Diarra joue.

Non, il est forfait pour blessure…
Aie aie Aie… Ça va être difficile alors mais mon cœur tend vers la victoire.

Et votre acuité journalistique, elle tend vers quoi ?
Et bien il faut qu’ils s’imposent.

Ça vous poursuit cette histoire de 2006 non, quand vous avez cru l’OM qualifié ?
C’est une cicatrice qui est restée. Qui ne s’est pas trompé une fois dans sa vie ? Errare humanum est.

C’est vraiment un si mauvais souvenir ?
Ah oui. A l’époque, on rentrait dans la nuit avec l’avion des joueurs. Je suis arrivé au bureau vers 4h du matin et j’ai envoyé mes sons au matinalier. Je vois une note du rédacteur en chef : « On n’a plus d’auditeurs, tu nous as mis à zéro. » Une semaine après, j’étais convoqué dans le bureau du DRH. Ils voulaient me licencier. Mais on m’aimait bien ici alors ils pouvaient rien faire.

Et quand les supporters vous le ressortent, ça vous touche ?
Il y a de la méchanceté quelquefois. Mais bon… J’ai marqué l’histoire (rires).

Et c’est quoi du coup la règle du but à l’extérieur ?
Ah vous allez pas commencer…

Vous allez regarder le match demain soir ?
Oui. C’est là-bas ? Je regarderai.