Pour Michel Vauzelle, «l’objectif des Le Pen est le même que celui des terroristes»

POLITIQUE Michel Vauzelle, président sortant du conseil régional de PACA, appelle à faire barrage au Front national...

Mickael Penverne

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President of region Provence Alpes Cote d'Azur (PACA) Michel Vauzelle attends the inauguration of the French National Sports Museum in Nice on October 15, 2014. It is relocated to the Alianz Riviera stadium in Nice, Southern France. FRANCE - 15/10/2014/BEBERT_1510_060/Credit:BEBERT BRUNO/SIPA/1410152155
President of region Provence Alpes Cote d'Azur (PACA) Michel Vauzelle attends the inauguration of the French National Sports Museum in Nice on October 15, 2014. It is relocated to the Alianz Riviera stadium in Nice, Southern France. FRANCE - 15/10/2014/BEBERT_1510_060/Credit:BEBERT BRUNO/SIPA/1410152155 — SIPA

Pour 20 Minutes, le président sortant du conseil régional de PACA, Michel Vauzelle (PS), revient sur les résultats du premier tour des élections régionales.

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Que ressentez-vous au lendemain de ce premier tour des régionales ?

Je suis d’abord surpris par l’ampleur de la gauche mais aussi par l’écart entre le Front national et Les Républicains. Je le regrette car nous avions avec Christophe Castaner un homme capable de gouverner la région. C’est dommage. Mais j’ai toujours été un résistant pour la République. J’ai gagné trois fois la bataille face à Jean-Marie Le Pen. J’ai été élu trois fois et j’ai pu mener une politique de gauche. Il faut faire face maintenant à une grande menace, celle de Vichy 2015. Il faut en appeler à la résistance car l’objectif des Le Pen et le même que celui des terroristes. Ils veulent diviser la population et créer des craintes. Tous les deux, ils s’entendent pour détruire le vivre ensemble.

Vous approuvez donc la décision de Christophe Castaner de se retirer avant le second tour ?

Oui, j’en ai discuté avec lui et nous sommes arrivés à la conclusion qu’il fallait absolument se désister et appeler à voter pour Christian Estrosi même si je ne suis pas d’accord avec lui dans tous les domaines. J’ai pu travailler avec lui, par exemple, dans le cadre du contrat de Plan Etat-Région.

Pensez-vous que les électeurs de gauche vont suivre votre appel ?

Je ne suis pas sûr en effet qu’ils vont tous le suivre. Ils ont en mémoire l’élection de Jacques Chirac (en 2002) qui n’en a absolument pas tenu comte. Ils entendent Nicolas Sarkozy qui rejette l’idée d’un front républicain. Et ils se souviennent des propos de Christian Estrosi évoquant notamment une cinquième colonne. Je comprends, dans ces conditions, que certains ont des réticences.

Il n’y aura pas de conseillers régionaux de gauche pendant six ans. Quel est l’avenir de la gauche dans cette région ?

Il y a une gauche apparente, qui n’est pas très brillante, qui est celle du PS et même des syndicats. Et puis, il y a les jeunes, que je rencontre dans les lycées ou au sein du conseil régional des jeunes, et qui n’acceptent pas qu’il n’y ait pas de politique sociale ou de politique culturelle. Ceux-là créent des réseaux de résistance et forment une nouvelle gauche. C’est le début de l’espoir.